Retour

Bolivie. L'extrême droite attaque les étudiants mobilisés avec la complicité du gouvernement Paz

Wed, 24 Jun 2026 22:38:38 CEST

Révolution Permanente

Ouvrir l'original

La semaine dernière, le gouvernement de Rodrigo Paz a décrété l'état d'exception pour réprimer la mobilisation ouvrière, paysanne et autochtone. Il s'appuie sur l'armée, sur la police mais aussi sur groupes paramilitaires d'extrême droite pour mater la résistance notamment au sein des universités.

Depuis le 8 avril, le peuple bolivien mène une lutte exemplaire contre son gouvernement, où les secteurs ouvriers, indigènes et paysans se coordonnent pour bloquer le pays, malgré la répression violente de l'état et les trahisons des directions bureaucratiques des organisations syndicales et paysannes.

Face à ces révoltes, le président Rodrigo Paz a usé de tous les moyens de négociations et d'intimidations afin de réprimer le mouvement. Il n'a pas hésité à s'appuyer sur des milices « citoyennes » d'extrême droite pour réprimer le peuple bolivien. La semaine dernière, l'état d'exception a été décrété avec la complicité de la direction de la COB. Depuis, le gouvernement continue de s'appuyer sur les secteurs de la droite et de l'extrême droite pour réprimer toute résistance.

C'est le cas à l'Université Mayor San Andrés, où les militants de Combate Rojo, organisation sœur du Poing Levé en Bolivie, sont la cible d'une campagne de persécution pour avoir cherché à faire émerger un mouvement étudiant indépendant, capable de se lier aux travailleurs et travailleuses mobilisés dans cette séquence de révoltes.

En effet, depuis le début des mobilisations, les militants de Combate Rojo ont mené dans la facs des actions audacieuses afin de lutter contre les attaques austéritaires du gouvernement. Comme des assemblées ouvertes, ou encore une marche contre les attaques du gouvernement, qui a su rassembler les étudiants et travailleurs des nombreux secteurs en lutte.

Le gouvernement et les groupes paramilitaires d'extreme droite se sont empressés réprimé cette marche : Le premier en mobilisant sa police pour la disperser à coup de gaz, les seconds en s'y rendant équipés de bâtons afin d'intimider les étudiants mobilisés.

Aujourd'hui, les militants de Combate Rojo [dénoncent l'intimidation par ces milices - > https://www.laizquierdadiario.com.bo/Persecucion-politica-en-redes-con-afiches-de-Se-Busca-grupos-reaccionarios-intentan-amedrentar-y]. Ces dernières on en effet mis en ligne des appels a information sur les étudiants mobilisés parfois en diffusant même leurs visages, afin de les intimider et de stigmatiser toutes prises de positions contre le gouvernement Paz.

Face à cette campagne de harcèlement, de signalement politique et d'intimidation, nous apportons tout notre soutien aux camarades de Combate Rojo et aux étudiants visés pour leur engagement militant. La diffusion de leurs visages, les appels à recueillir des informations personnelles et les menaces qui les accompagnent ne relèvent pas d'une simple polémique sur les réseaux sociaux : elles participent d'une offensive réactionnaire visant à faire taire celles et ceux qui cherchent à organiser la jeunesse aux côtés des travailleurs et des secteurs populaires mobilisés.

Dans ce contexte, la réponse ne peut venir ni des autorités universitaires, ni des institutions qui laissent prospérer ces campagnes de persécution. Elle doit venir de la solidarité active du mouvement étudiant, des organisations ouvrières et des secteurs populaires en lutte. Comme l'a montré San Julian, où les habitants et les manifestants ont repoussé une attaque meurtrière de l'extrême droite contre un point de blocage, c'est par l'auto-organisation, la mobilisation collective et l'unité avec les travailleurs que l'on peut faire face aux intimidations réactionnaires.

Contre les tentatives de criminalisation et de harcèlement politique, solidarité avec les camarades de Combate Rojo !

/ / / / /