Répression du soutien à Gaza : le RAID perquisitionne un local syndical et arrête deux militants à Marseille
Fri, 19 Jun 2026 19:21:38 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalDeux militants ont été arrêtés et un local politique, perquisitionné, à Marseille par le RAID pour des accusations d'« apologie du terrorisme ». Une nouvelle démonstration de la criminalisation qui frappe les soutiens à la Palestine.

Mardi 16 juin, Lidia et Diego, deux militants syndicaux marseillais, ont été perquisitionnés à leur domicile à 6 heures du matin par le RAID et la police judiciaire. Ces derniers ont enfoncé la porte de leur immeuble, saisi leurs documents et leur matériel informatique, puis les ont placés en garde à vue pendant 4 heures pour les interroger. La police a également perquisitionné le local culturel Ghassan Kanafani, où se tiennent notamment des permanences syndicales et d'autres activités.
Ces militants sont réprimés par l'État pour leur solidarité avec le peuple palestinien, la perquisition étant motivée par une procédure pour « apologie du terrorisme ». Depuis octobre 2023, de nombreux militants pro-palestiniens ont vu leur domicile perquisitionné par la police sur ce même motif. C'est le cas du vice-président d'Europalestine Nicolas Shashahani, le directeur de publication de l'UJFP Daniel Lévyne mais également Omar Alsoumi, porte-parole d'Urgence Palestine.
Cette nouvelle attaque s'inscrit dans un contexte de criminalisation acharnée du mouvement de solidarité avec la Palestine. Arrestations, perquisitions, poursuites judiciaires, menaces d'expulsion : depuis des mois, le gouvernement multiplie les mesures répressives contre celles et ceux qui dénoncent les massacres à Gaza. Une offensive qui s'accompagne de projets de lois, de décrets administratifs et de tentatives de dissolution visant à faire taire toute voix qui s'oppose à la politique menée par Israël et à ses soutiens.
Nous affirmons toute notre solidarité avec Lidia, Diego et l'ensemble des militants réprimés pour leur soutien au peuple palestinien. Face à cette offensive, il est urgent de construire la riposte la plus large possible. Dans ce sens, nous organisons un grand rassemblement le jeudi 25 juin, à 11h, devant le Tribunal de Paris pour exiger la relaxe d'Anasse Kazib et la fin de la criminalisation de tous les soutiens à la Palestine. Faisons de cette date une démonstration de force contre la répression d'État et un point d'appui pour renforcer la mobilisation en défense de la Palestine et de tous les militants poursuivis pour leur engagement.