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Airbus. La direction lâche une prime méprisante avec le soutien de Force Ouvrière

Mon, 08 Jun 2026 18:38:05 CEST

Révolution Permanente

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Après une semaine ponctuée par des grèves, la direction soutenu par FO, a cédé ce lundi une prime de 500 euros, cinq fois inférieure à celle espérée.

Lundi 8 juin ont eu lieu de nouvelles négociations à Airbus après plusieurs journées de mobilisation. À Toulouse, selon un gréviste présent sur place, plus d'une centaine de personnes étaient rassemblées devant le bâtiment où se tenaient les discussions : « Une nouvelle fois, la grève a été suivie dans plusieurs secteurs des sites toulousains. Nous attendons encore les retours au niveau national, mais la mobilisation reste forte et la colère est toujours bien présente. »

Au terme de cette nouvelle journée de négociations, la direction maintient sa proposition de prime de compensation de 500 euros. Une somme dérisoire et insultante à un moment où Airbus signe des bénéfices records. Une nouvelle démonstration du mépris de la direction et des syndicats pro-patronaux (FO, CFTC et CFE-CGC) envers les travailleurs.

Moins de quinze minutes après la fin de la réunion, le syndicat FO Airbus publiait déjà un communiqué affirmant que « l'ensemble de vos revendications ont été entendues », se félicitant par ailleurs d'être à l'origine de cette prime. Mais la réalité est bien différente, comme le souligne Aziz, délégué syndical CGT chez Airbus Opérations : « Ils essaient de faire croire que c'est grâce à eux que les travailleurs ont obtenu ces 500 euros. Mais la réalité, c'est que c'est la mobilisation des travailleurs d'Airbus de ces dernières semaines qui a mis la pression sur la direction. »

En effet, depuis le début du mois de mai, les salariés se mobilisent par centaines contre la baisse de 54 % de la prime de participation alors même qu'Airbus a enregistré un record de bénéfices en 2025 avec 5,3 milliards d'euros. La « prime de compensation » que la direction a concédée dans ces négociations du 8 juin reste cinq fois inférieure à ce qui serait nécessaire pour retrouver le niveau de prime versé l'an dernier.

De leur côté, les syndicats de l'Entente (FO, CFE-CGC et CFTC) ont cherché à canaliser la colère vers les négociations avec la direction en se positionnant concrètement contre la grève et en envoyant des délégués syndicaux sur les lieux de mobilisation pour casser la grève. Une politique qui s'inscrit dans la continuité de celle menée par FO qui, dans son dernier communiqué, préfère attaquer les grévistes et la CGT plutôt que la direction, alors même que celle-ci continue de proposer des miettes aux travailleurs malgré les profits records du groupe.

Car cette prime est une véritable insulte pour les travailleurs d'Airbus. Alors qu'on leur demande toujours plus d'efforts et que les prix explosent, ils doivent désormais faire face à une baisse de plus de 2 000 euros de leur prime de participation, tandis que les actionnaires, eux, continuent de s'enrichir avec une hausse de 10 % des dividendes.

Face à cette situation, il est nécessaire de poursuivre la mobilisation tout en cherchant à l'élargir afin d'imposer un rapport de force capable de faire plier la direction d'Airbus et d'arracher de véritables augmentations de salaires ainsi que leur indexation sur l'inflation. Les richesses produites par Airbus sont le fruit du travail des salariés, pas celui des actionnaires. Ce sont donc les travailleurs qui doivent en bénéficier.

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