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« Vous ne jouez pas votre vie » : la sortie cynique sur Parcoursup du ministre de la sélection à l'université

Thu, 04 Jun 2026 16:55:27 CEST

Révolution Permanente

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Au lendemain des premiers résultats sur Parcoursup, le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste a déclaré : « Vous ne jouez pas votre vie », à propos de la machine à tri social que représente cette plateforme pour les lycéens. Un nouveau crachat au visage de centaines de milliers de jeunes.

Depuis la publication des premiers résultats de Parcoursup, les classes dominantes cherchent à minimiser les conséquences désastreuses de cette plateforme sur l'avenir de nombreux lycéens et lycéennes. Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, était l'invité de France Info le 3 juin. « Tout le monde trouvera une place, vous ne jouez pas votre vie. (…) Il n'y a aucune raison de désespérer » a-t-il déclaré cyniquement, avant d'oser dire : « Si je prends la campagne de l'an dernier [...] à la fin, on avait 34 jeunes pour qui on n'avait pas trouvé de solution, pour un million de candidats ».

Alors que cette année encore, un tiers des lycéens n'ont pas encore reçu de proposition d'admission sur Parcoursup, et se retrouvent refusés ou sur des listes d'attente interminables, les propos du ministre sonnent comme un crachat au visage de ces milliers de jeunes. En 2024, 85 000 candidats n'avaient été acceptés nulle part après la fin de la phase d'admission principale. Et alors que le nombre de candidatures est chaque année en hausse, s'élevant à 1 046 000 candidats, contre 980 000 l'année dernière, on peut s'attendre à un niveau encore plus élevé cette année.

Philippe Baptiste, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, qui est le chef d'orchestre des dernières réformes racistes et austéritaires contre les étudiants, comme Bienvenue en France, se fiche de savoir si tous les jeunes auront accès l'année prochaine à la formation de leur choix. Au contraire, il défend une université toujours plus élitiste et toujours plus dirigée vers les intérêts du patronat.

Contre cette logique de concurrence et de sélection, il faut défendre l'ouverture de toutes les formations à celles et ceux qui souhaitent y étudier, la création des places nécessaires pour accueillir tous les étudiants, la gratuité réelle de l'enseignement supérieur et l'abrogation de Parcoursup, de Mon Master et de toutes les mesures de tri social.

Crédits photo : Capture d'écran France Info.

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