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Catalogne : face à la trahison des directions syndicales, les enseignants appellent à poursuivre la grève

Wed, 03 Jun 2026 19:45:32 CEST

Révolution Permanente

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Alors que des grèves massives ont lieu dans l'éducation à travers le pays, une partie des syndicats a conclu un accord préliminaire avec le ministère, trahissant les revendications portées par les enseignants mobilisés. Sous pression de leur base, la CGT, la COS et l'Intersindical-CSC maintiennent de leur côté leurs appels à la grève et appellent à voter « non » lors du référendum qui sera organisé pour ratifier ou rejeter l'accord.

À travers l'État espagnol, des grèves massives dans l'éducation ont eu lieu tout au long du mois de mai contre l'austérité et la casse de l'école publique, dans la continuité des journées de grève en Catalogne les mois précédents. Dans ce contexte, une partie des syndicats (USTEC et ASPEPC) ont conclu un accord préliminaire avec le ministère de l'Education pour mettre un terme à la mobilisation, une trahison qui tranche avec la radicalité de la mobilisation et les revendications portées par la base.

L'accord préliminaire signé vendredi soir entre le ministère et les syndicats USTEC et ASPEPC a été présenté comme un pas en avant par toutes les parties. Cependant, sous pression de leur base, la CGT, la COS et l'Intersindical-CSC– des syndicats qui font également partie du comité de grève – le jugent insuffisant et estiment qu'il trahit les revendications qu'ils ont défendues au cours de plusieurs mois de mobilisations.

Parmi les points qui ont été laissés de côté ou pour lesquels aucune garantie concrète n'a été donnée, on peut citer : la réduction significative des effectifs par classe, l'internalisation des surveillants, la reclassification des TIS et des TEI, la démocratisation des établissements scolaires et le rétablissement du pouvoir d'achat perdu depuis 2010. Avec cet accord, les enseignants du primaire et du secondaire resteraient environ 350 euros en-dessous du pouvoir d'achat des salaires de cette année-là.

Face à cette situation, la CGT, la COS et l'Intersindical-CSC lancent un appel clair et direct à l'ensemble du personnel : voter « non » lors du référendum qui sera organisé pour ratifier ou rejeter l'accord préliminaire. Ils considèrent que ce référendum est une victoire du mouvement – obtenue sous le slogan « Pas d'accord sans consultation ! » – et qu'il faut maintenant s'en servir pour envoyer un message sans équivoque au Département et aux syndicats qui ont signé dans le dos des assemblées d'enseignants.

La cinquième Assemblée éducative de Catalogne, qui s'est tenue à Mataró ce samedi 30 mai, a suivi la même ligne, qualifiant l'accord préliminaire d'« insuffisant » dans un communiqué de presse publié à l'issue de la réunion.

Les grèves sont toujours prévues. La CGT, le COS et l'Intersindical-CSC rappellent que c'est la pression soutenue des travailleuses qui a permis d'obtenir chacune des concessions obtenues jusqu'à présent. Abandonner la mobilisation avec un accord préliminaire qui laisse intacts les problèmes structurels de l'enseignement public catalan reviendrait à gâcher des mois de lutte. La consultation est l'occasion de décider démocratiquement si c'est là l'accord que mérite le collectif. Sa réponse, disent-ils, doit être claire : non.

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