« Il faut de la répression ». Après la victoire du PSG, Ruffin légitime la violence et le racisme d'État
Wed, 03 Jun 2026 19:36:50 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalFrançois Ruffin a repris à son compte ce mardi le récit gouvernemental sur la répression qui a suivi la victoire du PSG, soutenant le durcissement sécuritaire, notamment la généralisation des travaux d'intérêt général, contre les jeunes des quartiers populaires.

Depuis le lancement de sa campagne, l'ex-LFIste François Ruffin multiplie les sorties droitières, que ce soit sur l'immigration, le racisme, ou encore la répression du mouvement antifasciste. Invité ce mardi 2 juin sur France Info, il a récidivé en choisissant de se joindre au consensus ultrasécuritaire suite à la victoire du PSG, exigeant notamment la multiplication des peines de travaux d'intérêt généralf pour les jeunes des quartiers populaires.
Pour rappel, les célébrations de la victoire du PSG en Ligue des champions ont fait l'objet d'une répression extrêmement violente ce week-end, avec la mobilisation de 22 000 policiers dont 8 000 rien que dans l'agglomération parisienne, l'interpellation de 890 jeunes et la mise en garde-à-vue de 457 d'entre eux. Une répression de classe, de la part d'une bourgeoisie et d'un État qui exècrent et craignent par-dessus tout l'intrusion de la joie populaire du prolétariat dans les quartiers de la grande bourgeoisie.
Interrogé sur ces événements, le candidat Ruffin a « déploré des débordements quasiment systématiques » et affirmé : « [voir] la difficulté pour un ministre de l'intérieur de faire face à ça [...] [et n'avoir] pas de difficulté à dire qu'il faut de la répression ». Autrement dit, pour le candidat, les seuls responsables de la répression ultra-violente qu'ils ont subie sont les jeunes eux-mêmes, tout particulièrement ceux issus des quartiers populaires. Un soutien plein et entier aux justifications mensongères du gouvernement donc, qui n'est pas sans rappeler la prise de parole de Fabien Roussel au lendemain des évènements.
Pour y répondre, François Ruffin a ébauché quelques propositions de mesures. Premièrement la mise en place d'un « Plan banlieue » aux contours particulièrement flous, qui doit répondre au fait que, « comme le disait Jacques Chirac, ce sont tous des enfants de la république ». On pleurerait presque devant tant de poésie, si la citation n'était pas du président de droite qui dénonçait « le bruit et l'odeur » des personnes immigrées et qu'elle ne servait pas à botter en touche pour éviter d'avoir à en détailler le contenu. Bien plus loquace sur les sanctions à appliquer contre les « casseurs », le député a regretté que « les travaux d'intérêts généraux aient été sinon abandonnés, du moins très largement délaissés », alors qu'ils permettent selon lui « le dérouillage, c'est-à-dire changer quelqu'un de lieu » et affirmé que « tout acte (sic) mérite une sanction ». Pour le candidat la réponse est donc claire : il faut faire rentrer dans le rang les jeunes par le travail (forcé) et tant mieux si ça permet en plus de fournir une main d'œuvre à bas coût au patronat.
Nous n'avons rien à attendre de cette « gauche » qui reprend les analyses et les solutions de la droite la plus rance. Alors que Ruffin aimerait se repeindre en « candidat des travailleurs », il s'illustre une fois encore comme un candidat des patrons parmi les autres. Il n'y a pas de défense possible des intérêts de notre classe sans une opposition totale à l'exploitation, aux oppressions et à l'appareil d'État de la bourgeoisie, en premier lieu sa police.
Crédit photo : Capture d'écran France Info