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La candidature d'Anasse Kazib à la présidentielle s'invite dans les médias nationaux

Tue, 02 Jun 2026 21:58:43 CEST

Révolution Permanente

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Moins de 24 heures après l'annonce de sa candidature aux présidentielles, Anasse Kazib bénéficie déjà d'une dizaine d'articles dans la presse, reprenant la dépêche AFP. Le reflet d'un lancement réussi et des avancées de Révolution Permanente.

Moins de vingt-quatre heures après l'annonce de la candidature d'Anasse Kazib à l'élection présidentielle de 2027, de nombreux médias nationaux reprenaient la dépêche AFP. De BFMTV à France Info, en passant par Le Parisien, 20 Minutes, Libération ou encore Le Figaro.

La couverture ne s'est cependant pas limitée à la presse nationale. L'annonce a également trouvé un écho dans plusieurs grands titres régionaux comme Ouest-France, Le Dauphiné Libéré ou La Voix du Nord. Même... Closer a consacré un article au cheminot, certes truffé d'erreurs, mais qui témoigne malgré tout du fait que la personnalité d'Anasse Kazib a désormais franchi les frontières du champ politique pour s'inviter jusque dans la presse people.

Cette couverture est le reflet d'un lancement de campagne réussi. En moins de vingt-quatre heures, le clip d'annonce a dépassé les 130 000 vues sur X (ex-twitter) et les 100 000 vues sur Instagram. Elle traduit également la place conquise ces dernières années par Révolution Permanente, fondée en 2022 comme organisation indépendante, dans le paysage de l'extrême gauche. Plusieurs médias présentent désormais RP comme l'une des principales organisations trotskistes du pays aux côtés de Lutte Ouvrière. Libération présente ainsi Anasse Kazib comme le deuxième candidat déclaré de l'extrême gauche après Nathalie Arthaud, tandis que Le Parisien et La Voix du Nord reviennent sur les divergences entre les deux organisations, les présentant comme les deux principales références trotskistes dans la perspective de la présidentielle.

Dès son lancement, la campagne d'Anasse Kazib apparaît ainsi comme une candidature avec laquelle les médias jugent nécessaire de compter, de sorte que sa candidature ouvrière et révolutionnaire est déjà présentée comme l'une des 27 candidats à la présidentielle sur BFM-TV. Un premier indicateur des potentialités de cette campagne et de la place conquise ces dernières années par Révolution Permanente, comme organisation d'extrême gauche la plus en dynamique.

Une couverture qui témoigne du chemin parcouru

Si, en 2022, l'annonce de la candidature n'avait donné lieu qu'à quelques articles dans de grands médias comme Le Monde ou Mediapart, au sein d'un paysage médiatique largement fermé à la campagne, et principalement sous l'angle de l'exclusion de Révolution Permanente du NPA de l'époque, la reprise de la candidature par l'AFP a cette fois permis de lui donner un écho médiatique de masse, bien loin de la visibilité dont elle disposait cinq ans plus tôt.

Ainsi, malgré une campagne qui avait finalement obtenu 160 parrainages, la candidature avait été largement invisibilisée par les grands médias. Alors même qu'elle figurait parmi les candidatures les plus avancées dans la course aux signatures parmi les « petits candidats », Anasse Kazib était régulièrement absent des infographies publiées par plusieurs médias nationaux sur les parrainages, alors que d'autres candidatures avec moins de parrains déclarés y figuraient.
Les chiffres publiés à l'époque étaient particulièrement éloquents. En février 2022, Anasse Kazib révélait n'avoir bénéficié que de deux minutes de temps de parole sur les principales chaînes d'information en continu au cours du mois précédent, malgré une campagne nationale en cours et plusieurs dizaines de parrainages déjà obtenus.

Quatre ans plus tard, l'annonce de candidature est reprise par l'AFP puis relayée par une multitude de médias nationaux et régionaux, de BFMTV à France Info, de Libération au Figaro, en passant par Ouest-France, Le Dauphiné Libéré ou La Voix du Nord.

Cette évolution ne s'explique cependant pas seulement par une attitude différente des médias, toujours hostiles à une candidature ouvrière. Elle reflète surtout les avancées réalisées par Révolution Permanente depuis la précédente présidentielle. En quelques années, notre organisation s'est implantée plus dans plusieurs villes, a largement grandi et a multiplié les interventions dans les échéances politiques locales, notamment lors des élections municipales où nous avons obtenu deux conseillers municipaux à Saint-Denis et déjoué tous les pronostics avec des scores historiques dans plusieurs villes. Le tout alors que les candidatures soutenues par Révolution Permanente ont elles aussi souffert d'une faible visibilité médiatique, à l'image de Mathilde Lanté à Marseille, qui a fait 7,4 % après avoir été boycottée par la presse locale.

Si la candidature d'Anasse Kazib est aujourd'hui plus difficile à ignorer, c'est avant tout parce que Révolution Permanente a conquis une existence nationale grâce à son intervention politique et à son engagement dans les luttes de ces dernières années, et dans sa bataille pour construire une gauche révolutionnaire. Dans le même temps, nous avons fait notre entrée sur la scène électorale, des législatives de 2024 face au NFP aux municipales de 2026. Cette couverture médiatique apparaît ainsi comme le reflet d'un chemin parcouru, marqué par la campagne de 2022, les luttes menées sur le terrain, en passant par les progrès politiques réalisés depuis.

Une candidature qui détonne, issue de la nouvelle classe ouvrière

Si la candidature d'Anasse Kazib suscite autant d'attention, c'est aussi parce qu'elle tranche avec la plupart des offres politiques présentes dans la course à la présidentielle. Comme nous l'expliquions lors de l'annonce de la candidature, l'objectif est de faire entendre à l'élection présidentielle la voix de cette « nouvelle classe ouvrière » qui fait fonctionner la société au quotidien, a été la première opposition à Macron depuis 2017 mais reste largement absente de la représentation politique. Une candidature portée par un cheminot, syndicaliste et militant révolutionnaire, qui revendique la nécessité de défendre une perspective ouvrière et communiste dans une période marquée par les attaques contre le monde du travail.

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si cet aspect est celui qui a été le plus largement repris par les médias pour titrer sur cette candidature. BFMTV présente ainsi la candidature comme une « candidature ouvrière, communiste et révolutionnaire », tandis que Le Dauphiné Libéré choisit de titrer sur la volonté de « faire entendre la classe ouvrière ».

Loin d'une candidature de témoignage, la candidature d'Anasse Kazib et de Révolution Permanente veut faire entre une voix politique distincte, celle de la nouvelle classe ouvrière, ancrée dans les luttes du monde du travail, avec l'ambition assumée de peser sur les débats de la période et d'offrir une perspective communiste et révolutionnaire à notre classe, pour refuser que les travailleurs et les classes populaires paient la crise. Cependant comme nous l'affirmions : « la présence d'Anasse Kazib est cependant loin d'être acquise. La barrière des 500 parrainages d'élus existe précisément pour empêcher des candidatures subversives, qui défendent des intérêts contraires à ceux des classes dominantes. C'est pourquoi la première bataille sera une bataille démocratique pour le droit d'être sur la ligne de départ et de porter un projet politique qui, sinon, ne sera porté par personne d'autre ».

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