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Airbus. Les ouvriers toulousains à nouveau en grève ce lundi contre le mépris patronal

Mon, 01 Jun 2026 18:08:42 CEST

Révolution Permanente

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Les salariés d'Airbus Toulouse ont de nouveau débrayé ce lundi 1er juin contre la chute des primes de participation entérinée par les syndicats de l'« entente syndicale ». Avec une déambulation d'atelier en atelier, les travailleurs cherchent à élargir et structurer une mobilisation qui ne faiblit pas.

Les travailleurs toulousains d'Airbus ont à nouveau débrayé ce lundi 1er juin au matin. Ce mouvement de grève fait suite au mépris affiché par la direction lors des négociations du 28 mai. Lors de ces dernières, les syndicats pro-patronaux de l' « entente syndicale » (FO, CFTC et CFE-CGC) avaient accepté la baisse de 54% des primes de participation voulue par les patrons en échange d'une prime d'à peine 500€, soit quatre à cinq fois moins que la baisse subie par les salariés.

Ce matin, c'est donc de nombreux travailleurs, dont près d'une centaine d'ouvriers des chaînes d'assemblage de l'A320, plusieurs dizaines d'ouvriers du pôle peinture et des chaînes d'assemblage de l'A350 et une cinquantaine de l'usine de Saint-Eloi qui ont fait grève. La mobilisation a semble-t-il une ampleur similaire à celle des 6,7 et 29 mai, mais on observe l'entrée en lutte de certains secteurs jusqu'à présent moins mobilisés. Surtout, les travailleurs ont organisé pour la première fois ce lundi une déambulation sur le site de Saint-Martin, afin d'aller à la rencontre des travailleurs non-grévistes.

Après une diffusion de tracts à l'arrivée des travailleurs de 5h45 à 7h30, les travailleurs mobilisés ont été de chaîne en chaîne afin d'expliquer les raisons de la grève et de mobiliser leurs collègues. Après s'être retrouvés devant le bâtiment de la direction, ils ont organisé une nouvelle déambulation l'après-midi, cette fois-ci rassemblés en un seul groupe d'une centaine d'ouvriers.

Cette tactique est une réponse directe à la politique menée par l'entente syndicale. Comme nous l'explique Pierre de la CGT Airbus, consulté par Révolution Permanente, cette dernière « déploie les gros moyens » depuis vendredi, multipliant les « gros coups de pression lors de ses tournées syndicales, main dans la main avec la hiérarchie », dans l'optique de convaincre les salariés de ne pas rejoindre la mobilisation et d'accepter la dégradation de leur rémunération.

Face à cette politique de répression de la mobilisation et de tentative d'isolement des secteurs grévistes, la déambulation d'atelier en atelier est une innovation précieuse des ouvriers mobilisés. Pour continuer dans cette tactique de désenclavement du mouvement, celui-ci doit s'organiser en assemblées générales afin de structurer la lutte, coordonner les différents secteurs, décider de quand taper ensemble et élaborer des revendications claires.

Enfin, pour que la mobilisation soit victorieuse, il est fondamental qu'elle s'étende. Pour ce faire, il faut revendiquer l'extension de la prime de participation aux intérimaires et salariés de la sous-traitance, la hausse générale de cette prime et l'indexation des salaires sur l'inflation. Les travailleurs d'airbus ont raison de se battre, soutien à eux !

Les grévistes d'Airbus déambulent d'atelier en atelier sur le site de Saint-Martin.

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