« Une procédure absurde et un acharnement » : un allocataire du RSA dans le Finistère témoigne
Tue, 05 May 2026 01:59:17 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalNous nous sommes entretenus avec Tom, allocataire du RSA qui nous a fait part de la violence et de l'absurdité des contrôles qu'il a subis dans le Finistère. Maël de Calan, président du département et soutien d'Édouard Philippe, comparaîtra au tribunal le 15 juin pour « harcèlement moral institutionnel ».

Le 30 mars dernier, lors du rassemblement en soutien aux allocataires du RSA qui, avec la CGT, assignent en justice le président du Conseil départemental du Finistère, une allocataire contrôlée nous avait déclaré avoir été tellement saisie et choquée par l'absurdité de la masse des documents et justificatifs exigés qu'elle s'était mise à lire les romans de Franz Kafka pour tenter de comprendre ce qui lui arrivait [1].
Tom (prénom d'emprunt), que nous avons rencontré le 30 mars et avec qui nous nous sommes entretenus, s'est d'emblée livré à une mise en accusation du travail tel qu'il est organisé actuellement : une supercherie aliénante qui accapare le temps tout en créant des inégalités et de la souffrance. Il nous a décrit son parcours de travailleur pauvre, obligé de faire des pauses au RSA, pour souffler et récupérer entre deux périodes d'exploitation. Il nous a ensuite dépeint l'absurde, chronophage et anxiogène dédale bureaucratique que lui a fait emprunter la cellule de contrôle RSA du département. L'acharnement administratif a été poussé si loin qu'il a dû consulter un médecin pour faire face à la brutalité répressive.
« Je sais faire plein de choses et je me retrouve à exécuter les tâches les plus stupides et répétitives »
Avant ses 25 ans et la possibilité de recourir au RSA, Tom a enchaîné de multiples missions intérimaires dans des usines. « Je me suis retrouvé à des postes où j'avais juste une machine et je vissais une vis qui arrivait devant moi. Le cliché du film Les Temps modernes. Et la machine réglait notre cadence ». Il a aussi vu à l'œuvre des « machines qui mesuraient au centième de seconde certaines manips à faire et avec en plus du rouge, jaune, vert pour voir un peu dans quelle tranche de temps t'étais », ceci pour évaluer et comparer les performances des ouvriers afin de les mettre en concurrence. Il a réussi à tenir quelques mois parce qu'il était possible d'écouter de la musique ou des podcasts au casque, ce qui permettait de s'évader un peu de cet enfer tayloriste, de ces longues heures passées à effectuer une tâche ingrate et répétitive. Il a également été embauché comme ouvrier saisonnier agricole, dans plusieurs secteurs, avec des conditions de travail encore plus pénibles et dégradées qu'à l'usine : « T'as l'impression que tu sors de tout cadre légal », avec des patrons qui parlent comme des chiens aux ouvriers.
Mais le plus souvent, sans activité, sans argent, il enchaîne les logements précaires ou se retrouve hébergé par les proches. « De mes 18 à 25 ans, j'avais rien » : « c'était bien la déprime », dit-il pour qualifier cette période « de galères bien hard ». Obtenir le RSA à 25 ans a donc constitué un petit filet de sécurité financière essentiel qui a changé sa vie, lui a permis de se projeter, de reprendre des démarches de formation, de ne plus être obligé de survivre au jour le jour. Un revenu étudiant à hauteur du SMIC, financé par les grandes fortunes, permettrait d'éviter que nombre de jeunes, notamment ceux ayant eu un parcours relevant de l'aide sociale à l'enfance (ASE), plongent dans des situations de pauvreté extrême. Et ce d'autant plus que la détresse psychologique de la jeunesse atteint des niveaux réellement alarmants : 42 % des 18-24 ans présentent un score évocateur d'un trouble anxieux généralisé et les hospitalisations en lien avec une tentative de suicide ont augmenté de 76 %, en cinq ans, pour les jeunes femmes entre 20 et 24 ans.
Le mot « aliénation » s'impose à Tom quand il s'agit de parler du travail « alimentaire » qu'il définit comme « une forme de petite torture » qui engendre de l'abrutissement, avec des chefs qui dirigent souvent « avec un plaisir un peu sadique », où jamais il ne reçoit un mot de remerciement. Devoir pointer et être dépossédé d'un temps qu'il consacrerait à la création et à la réalisation de choses collectives, s'il pouvait en disposer librement, « c'est ultra violent ». Il déplore la frustration liée à « la sous-exploitation de qui je suis : je sais faire plein de choses et je me retrouve à exécuter les tâches les plus stupides et répétitives ». Sa lucidité sur l'exploitation dans le système capitaliste, sa conscience de classe exacerbent l'angoisse qu'il ressent quand il est obligé de bosser.
« Dans une société moins autoritaire, plus égalitaire, plus communiste ou je ne sais quoi, où il y aurait vraiment une répartition des richesses à la fin du mois entre tous les travailleurs, j'aurais moins ce problème-là. Je serais content de faire ma part, mais là, je trouve que les règles du jeu sont biaisées ». Les inégalités sociales « rendent impossible de participer à ça ». Ceux qui décident des politiques antisociales ne partagent en rien les conditions de vie des travailleurs. Des millionnaires peuvent ainsi décider d'empêcher des jeunes de toucher moins de 600 euros de minima social, ces jeunes qui souvent piétinent dans de longues files indiennes car ils doivent recourir aux banques alimentaires, faute d'argent pour se nourrir. Le gouvernement Lecornu, dans lequel près de la moitié des ministres est millionnaire, vient ainsi de concocter un projet de loi « contre la fraude sociale et fiscale » destiné à renforcer les contrôles déjà massifs sur les précaires bénéficiaires de prestations sociales et les stigmatiser toujours davantage.
« L'institution ne peut admettre qu'il y a des personnes tellement blessées par le travail qu'elles ne puissent pas chercher un emploi »
Tom analyse l'angoisse que représente pour un travailleur hypersensible l'obligation de se trouver durant huit heures par jour dans un atelier bruyant, les oreilles saturées par des sons désagréables et l'impossibilité d'échapper à cette pollution auditive à cause de l'interdiction de porter des écouteurs. Plus largement, il revendique qu'une place dans la société soit réservée aux personnes sensibles, à celles qui sont « moins aptes à travailler » car « tout le monde n'est pas performant, tout le monde n'est pas solide ». Le Haut-commissariat au Plan, dans une note de 2023, est lui-même obligé de constater (page 30) le danger que fait peser l'organisation du travail sur la santé car « l'accélération et l'intensification du travail, alors même que l'autonomie et le sentiment de reconnaissance reculent, conduisent à une exposition plus importante aux risques psycho-sociaux ».
Lors de la mobilisation « Contre la réforme du RSA » à Quimper, le jeudi 16 avril, une manifestante insistait d'ailleurs sur la violence de se voir contraint à une reprise d'emploi pour les travailleurs qui ont parfois dû arrêter leur activité professionnelle à cause de la souffrance au travail, voire d'un épuisement professionnel. S'arrêter de travailler étant pour eux une question de survie physique et psychologique, le sentiment de panique à l'idée de retourner en entreprise est insoutenable. En effet « l'origine de certains burn-out est directement liée à leurs modes de fonctionnement (management par les chiffres, pression aux résultats, émiettement des tâches…) », ainsi que l'explique un article du Monde qui donne des chiffres pour le moins révélateurs de la détérioration des conditions de travail : 47 % des salariés se disent en « détresse psychologique » , dont 14 % à un niveau élevé. Dans une table-ronde au Sénat consacrée aux femmes face au risque d'épuisement professionnel, Anne-Marie Souffois, de l'association « Les Burn où t'es », explique qu'elle « voit des gens qui sont dans la misère, qui ne peuvent pas retravailler parce qu'on ne retourne pas sur le lieu du crime , ça c'est impossible, ou alors on rechute ».
Cette souffrance concerne aussi les salariés dont la fonction est de remettre les gens au travail, notamment les employés de France Travail qui font face à des injonctions éthiquement impossibles à mettre en œuvre car elles contribuent « à accroître les difficultés de certains demandeurs d'emploi ». Une étude financée par la DARES (« Santé mentale et expérience subjective du chômage ») a recueilli leurs expériences et réflexions : certains agents refusent d'obéir à la consigne de pousser à une sortie rapide du chômage et mettent en place une écoute prenant une dimension subversive car elle revient à « résister en faisant passer une interrogation, une réflexion sur le rapport subjectif au travail ». Accomplir correctement sa mission implique en effet de désobéir puisque « dans ce type d'organisation du travail, l'obéissance correspond à une défaite de la pensée : on s'exonère de sa responsabilité en se rangeant derrière les prescriptions de la hiérarchie, en dépit du sort réservé aux demandeurs d'emploi ». Un agent résume en une phrase, page 184, toute la cruauté d'une administration étatique obnubilée par l'extraction de la plus-value : « L'institution ne peut admettre qu'il y a des personnes tellement blessées par le travail qu'elles ne puissent pas chercher un emploi, ou alors Pôle Emploi voudrait le savoir pour les radier ».
Dans un entretien que Rémy Ponge, maître de conférences en sociologie et auteur du livre Se tenir debout. Un siècle de luttes contre les souffrances au travail (Paris, La Dispute, 2025), avait accordé à Révolution Permanente en avril 2025, il mettait en exergue l'invisibilisation des souffrances liées à l'organisation et aux conditions de travail. Pour dépolitiser cette question, le patronat met en place des techniques de management qui « individualisent la performance, renforcent la compétition entre collègues et fragilisent les collectifs de travail », ou brandit la menace de la suppression d'effectifs. L'État, représenté par Macron, l'a aidé en supprimant les comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) dès 2017, et en réduisant drastiquement le nombre d'inspecteurs du travail (ce qui là aussi a créée du stress, de l'épuisement, de la souffrance qui va jusqu'à des tentatives de suicide et suicides d'agents). Rémy Ponge insiste sur l'enjeu qu'il y a pour les syndicats à se saisir des revendications liées à la santé au travail, en alliance avec les associations, les collectifs de familles des victimes et certains partis politiques.
D'autant que, comme il le rappelle : « lutter contre la dégradation des conditions de travail, c'est lutter aussi contre les inégalités sociales qui alimentent le racisme, le sexisme, les violences sexuelles, etc ». La sociologue du travail Danièle Linhart, auditionnée au Sénat, affirme quant à elle qu'il faut remettre en question et supprimer la subordination liant un salarié à son employeur. Ce serait un premier pas dans la nécessaire remise en cause et suppression de la propriété privée des moyens de production.
Férocité du contrôle social : la réinvention du mythe de Sisyphe par Maël de Calan
Le témoignage de Tom corrobore ceux d'autres allocataires et dessine l'implacable modus operandi de la cellule de contrôle, destinée à les épuiser, les faire craquer et renoncer à leurs droits. Il s'agit de demander dans un premier temps trois à quatre mois de relevés bancaires, puis d'exiger des justificatifs pour chaque somme créditée et de réitérer ce processus avec un nombre toujours plus élevé de relevés : « J'ai fait un dossier de cent pages pour justifier quatre mois. Et ils me demandaient douze mois supplémentaires de relevés bancaires ! Quand tu reçois ça, je te parle pas de la détresse émotionnelle que ça engrange, tu vois pas le bout en fait, c'est juste atroce ». Maël de Calan a réinventé le mythe de Sisyphe, condamné à perpétuellement recommencer à pousser un rocher jusqu'à la cime d'une montagne d'où il retombe. Tom a expédié les douze relevés bancaires supplémentaires exigés et rédigé une lettre pour expliquer sa détresse, son épuisement et son « incompréhension face à l'absurdité et à l'acharnement de cette procédure ». Il est en effet extrêmement compliqué, voire impossible, de justifier des mouvements bancaires sur une aussi longue période, d'autant que le délai pour répondre est trop court : seulement un mois. Le faire pour quatre mois lui avait déjà pris un temps et une énergie considérables.
La cruauté institutionnelle n'a pas de borne puisque Tom n'a reçu aucune réponse, il ne sait donc toujours pas, à ce jour, si le contrôle est clos : « Aucune notification n'est prévue pour informer l'allocataire de la clôture d'un contrôle, nous laissant dans un état d'incertitude prolongée et particulièrement anxiogène. Ce contrôle m'a particulièrement impacté cette année. J'ai vécu cette intrusion dans ma vie privée comme quelque chose d'humiliant. Je n'ai absolument rien à me reprocher et pourtant je me suis senti jugé comme coupable en continu. Je ne parle même pas de la crainte de la suspension du RSA à une période compliquée de ma vie, voire pire, à ce qu'on me demande de rembourser certaines sommes si je ne parviens pas à monter un dossier complet faute de temps. Enfin bref, ce contrôle m'a épuisé, pris beaucoup de mon temps libre et cassé moralement ».
Tout ce temps perdu à récolter auprès de proches des déclarations écrites assorties de leur pièce d'identité pour justifier la moindre somme versée sur son compte, comme le remboursement de dix euros avancés pour l'achat d'un petit meuble de seconde main, a empêché Tom de se concentrer sur son avenir professionnel, de réfléchir à une réorientation, à un déménagement. Comme il le dit : « c'est ultra contre-productif », c'est même en contradiction avec l'objectif du département de « remettre les gens au travail ». Cette intrusion dans sa vie intime, doublée d'une suspicion permanente, a fragilisé sa santé psychologique. Bien que totalement honnête, il en vient en effet à se suspecter lui-même, à force d'être considéré comme un fraudeur, en dépit de toutes les preuves qu'il a apportées pour infirmer cette accusation. Tom a dû se résoudre à consulter un médecin pour tenir le coup et supporter la violence infligée par la cellule de contrôle mise en place par Maël de Calan.
Maltraitance institutionnelle assistée par ordinateur
Une des formes de brutalité symbolique qui a marqué Tom a été de ressentir le mépris et le dédain des contrôleurs quand il les appelait pour voir où en était son dossier. Vivant en colocation, c'était sur son compte bancaire qu'étaient centralisées les parts de loyer des autres locataires avant le versement global au propriétaire. Lorsqu'il a expliqué cet arrangement au contrôleur, celui-ci a déclaré : « ça relève de votre vie privée, ça ne nous regarde pas », ce qui est un non-sens mensonger puisqu'il est sommé de justifier et donc d'expliquer les mouvements bancaires. L'agent de contrôle a ajouté que Tom ne devait pas utiliser son compte de cette manière : « C'est un truc de fou. Tu utilises ton compte bancaire comme tu veux en fait. L'impact qu'il y a maintenant c'est que, dans ma coloc, plus personne ne veut se faire de virement, on est obligé de revenir à tout en liquide, en mode caché comme si on était des crapules, alors qu'on est juste en train de payer nos factures ». La stupidité de ce système ubuesque fait qu'il faut également rédiger un certificat pour justifier le virement d'argent de son compte épargne à son compte courant, ce qui pour être ridicule n'en est pas moins dégradant et humiliant.
Cette douzaine de contrôleurs n'agissent pas seuls pour traquer les précaires, ils sont guidés par un algorithme. Ainsi quand Tom fait remarquer qu'il a fourni tous les justificatifs demandés, un contrôleur lui rétorque : « Trop tard, l'ordi a détecté trop de virements suspects, donc votre dossier est parti. On ne peut pas faire machine arrière, humainement ». Il s'agit d'une dépossession machinique totale, telle que l'analyse le sociologue du travail Juan Sebastián Carbonell, dans son ouvrage Un taylorisme augmenté, critique de l'intelligence artificielle (Éditions Amsterdam, 2025). Dans le rapport La lutte contre la fraude aux prestations sociales à l'ère de son industrialisation, du 23 avril 2026, la Défenseure des droits met précisément en garde contre « l'automatisation des contrôles [qui] expose les allocataires à des risques spécifiques », notamment « le risque de ciblage systémique discriminatoire des plus précaires » (page 21) et recommande « de clarifier les attributions des agents des conseils départementaux lors du contrôle des titulaires du RSA » (page 20). Ce rapport semble décrire ce qui se passe dans le Finistère quand il définit les contrôles comme « asymétriques, opaques, violents, intimidants et empreints d'une présomption forte de culpabilité ».
La CGT a récolté plus de soixante-dix témoignages d'allocataires du RSA ayant subi ces contrôles destinés à les pousser à bout par des demandes de plus en plus complexes et absurdes. Le but étant de les faire abandonner pour pouvoir en radier un maximum. Maël de Calan pourra ainsi plastronner en exhibant des chiffres montrant l'impressionnante décrue du nombre d'allocataires du RSA, peut-être devant une assemblée de chefs d'entreprise, comme il le fit en décembre dernier. L'ambitieux président du Conseil départemental fait un cas d'école de ce traitement austéritaire, autoritaire et répressif de la pauvreté. Il postule implicitement, muni de ce brevet d'intransigeance, à un poste de ministre en cas d'élection à la présidence d'Édouard Philippe, auquel il a prêté allégeance. Gageons qu'il convoite le Ministère du Travail et des Solidarités puisqu'il s'efforce d'éliminer toute trace de solidarité au profit d'une exploitation patronale décomplexée.
Il ne s'embarrasse même pas des oripeaux de la charité chrétienne : « Je suis catholique pratiquant et je suis le premier à dire que la quête à la sortie de la messe, c'est une autre époque ! », fanfaronne-t-il au Figaro. Son absence totale de scrupule et d'humanité, dans la chasse aux pauvres qu'il a initiée, n'est pas sans rappeler ce qu'écrivait Engels de la bourgeoisie libérale, dans La Situation de la classe laborieuse en Angleterre, en 1844 :
Le rapport de l'industriel à l'ouvrier n'est pas un rapport humain, mais une relation purement économique. L'industriel est le « capital », l'ouvrier est le « travail ». Si l'ouvrier ne veut pas se laisser enfermer dans cette abstraction, s'il affirme qu'il n'est pas le « travail » mais un homme qui, il est vrai, possède entre autres la faculté de travailler, s'il s'avise de croire qu'il ne devrait pas se laisser vendre et acheter en tant que « travail », en tant que marchandise, sur le marché, l'entendement du bourgeois est alors comme frappé de stupeur. Il ne peut comprendre qu'il puisse avoir avec les ouvriers d'autres rapports que ceux de l'achat et de la vente, et il ne voit pas en eux des hommes mais des « mains » (hands), puisque c'est ce nom qu'il leur jette constamment à la face.
[1] Paru en 1925, Le Procès narre l'histoire de Joseph K. qui du jour au lendemain et sans explication est arrêté pour un motif qu'il ignore et ne connaîtra jamais. Kafka offre une déambulation hallucinée et hallucinante dans les méandres cauchemardesques d'une mécanique bureaucratique qui s'abat sur un individu, sommé de se justifier sans savoir de quoi on l'accuse. Rien d'étonnant à que cet auteur fasse sens pour les allocataires ayant dû subir le système proprement kafkaïen mis en place par Maël de Calan.