Toulouse. Dans un pôle anti-impérialiste, RP appelle à la construction d' « une gauche révolutionnaire »
Sat, 02 May 2026 14:37:29 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalFace à l'intensification des guerres impérialistes, au retour de l'inflation et à la militarisation, Révolution Permanente a manifesté au sein d'un pôle anti-impérialiste et révolutionnaire, ce 1er mai à Toulouse. L'occasion d'appeler à la reconstruction d'une gauche communiste et révolutionnaire.

Un pôle anti-impérialiste et révolutionnaire
Alors que le 1er mai survient cette année dans un contexte de guerre impérialiste et de génocide au Moyen-Orient, de retour de l'inflation et en pleine escalade militariste en Europe, Révolution Permanente était à l'initiative de cortèges anti impérialistes dans toute la France. Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Marseille, Metz, Strasbourg, Paris, Saint-Denis, Le Mans, Rennes… Dans de nombreuses villes du pays, les militants et militantes de RP ont dénoncé l'austérité et la militarisation, ont exigé la défaite des Etats-Unis et d'Israël, en toute indépendance du régime iranien, l'augmentation générale des salaires et leur indexation sur les prix, et la nationalisation sans indemnité ni rachat, sous contrôle des travailleurs, des profiteurs de guerre comme Total, qui se gavent sur le dos de la population.
Au lendemain de l'interception de la Global Sumud Flotilla, sur lesquels se trouvaient des militant.es du Courant Révolution Permanente, dont deux ont été arrêtés, de la dissolution autoritaire de la Jeune Garde et dans un contexte d'attaque contre le 1er mai, il était aussi plus que jamais nécessaire de se mobiliser massivement contre le génocide à Gaza et contre les offensives autoritaires du gouvernement français.
A Toulouse, 12 000 personnes ont pris la rue ce vendredi 1er mai. Révolution Permanente a manifesté au sein d'un pôle « anti-impérialiste et révolutionnaire », aux côtés d'organisations comme Secours Rouge, le Comité de soutien à la Palestine 31, Tsedek ou Toulouse anti-CRA. L'occasion de défendre des mots d'ordre internationalistes et antimilitaristes tels que « guerre à la guerre », « défaite de l'impérialisme occidental », « droit à l'autodétermination des peuples » ou encore « retrait des troupes françaises dans le monde ». Des mots d'ordre qui résonnent particulièrement dans une ville dont le gouvernement français et le patronat local, main dans la main avec le maire Jean-Luc Moudenc, veulent faire la « capitale de la militarisation ».
Dans un contexte où le gouvernement français mène une offensive sécuritaire et raciste, à travers la loi Yadan, la loi SURE ou encore une loi séparatisme 2.0, le pôle s'est également prononcé pour « l'abrogation de toutes les lois racistes », « la régularisation de tous les sans-papiers » et « l'abolition des CRA ».
Reconstruire une gauche révolutionnaire et anti-impérialiste
Dans cet avenir de crises et de guerre promis par les classes dominantes, l'impérialisme montre aussi des signes de faiblesse. Affaiblissement de l'hégémonie américaine révélé par la guerre en Iran, recul de Trump à Minneapolis, défaite d'Orbán en Hongrie ou de Meloni en Italie, fragilisée par la grève des dockers de Gênes et par la défaite de son référendum… « L'internationale réactionnaire » n'est pas invincible.
Dans cette situation, de nouveaux affrontements se préparent, face auxquels il est nécessaire de se préparer. Pour cela, les projets de la gauche réformiste qui finissent par canaliser les mouvements de masse dans une voie institutionnelle et à collaborer avec le patronat, préparant ainsi le retour de la droite ou de l'extrême-droite, ne sont pas une solution.
C'est pourquoi, avec Révolution Permanente, nous défendons une autre perspective. Celle de la reconstruction d'une gauche anti-impérialiste, communiste et révolutionnaire, ancrée dans les lieux de travail et d'études, qui défend une stratégie basée sur la lutte des classes et en toute indépendance du régime bourgeois.
Une perspective portée haut et fort par Vanessa Pedinotti, travailleuse dans l'aérospatiale et syndiquée CGT, ex-candidate aux municipales pour Révolution Permanente, depuis la manifestation ce 1er mai :
« Ce 1er mai, nous sommes dans la rue pour dénoncer la montée de l'extrême-droite et de tous les discours et actes racistes. Nous sommes dans la rue pour réaffirmer que face au capitalisme et à l'impérialisme, face au racisme d'Etat et au fascisme, il n'y a pas d'autres perspectives que de construire une gauche révolutionnaire et anti-impérialiste. »
Pour participer avec nous à ce projet, Révolution Permanente vient de lancer son nouveau site. Pour s'organiser dans les 20 villes où nous sommes déjà présent.es ou construire RP dans de nouvelles villes !