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Offensive autoritaire : le Conseil d'État valide la dissolution de la Jeune Garde

Thu, 30 Apr 2026 17:12:10 CEST

Révolution Permanente

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Le Conseil d'État a rejeté ce jeudi le recours de la Jeune Garde contre sa dissolution. Une décision qui vient valider l'offensive du gouvernement contre l'antifascisme. Une attaque grave face à laquelle il faut faire front.

Ce jeudi 30 avril, le Conseil d'État a rejeté le recours de la Jeune Garde, actant ainsi sa dissolution. Le décret avait été pris le 12 juin 2025 par Bruno Retailleau, alors ministre de l'Intérieur : l'organisation antifasciste avait immédiatement saisi le Conseil d'État qui, près d'un an plus tard, a rendu son jugement : « la dissolution de ce groupement de fait décidée par le Gouvernement est adaptée, nécessaire et proportionnée à la gravité des atteintes portées à l'ordre public ».

L'institution a pu pour cela s'appuyer sur l'instrumentalisation de la mort du militant néofasciste Quentin Deranque, en février. Même si l'affaire n'est pas explicitement mentionnée dans le compte rendu de la décision de justice, il est clair qu'elle a servi à légitimer l'offensive autoritaire, dans le contexte d'une offensive plus large contre l'antifascisme, criminalisé par le gouvernement et l'extrême-droite.

Ces dernières semaines, Laurent Nuñez avait déjà lancé des décrets de dissolution contre cinq « émanations » de la Jeune Garde, en même temps que contre deux groupuscules d'« ultra-droite », permettant de légitimer l'attaque contre le mouvement social. Une enquête avait aussi été ouverte contre la Jeune Garde pour « reconstitution de ligue dissoute », qui pourrait servir à réprimer de nombreux militants.

La dissolution officielle de la Jeune Garde vient prolonger une offensive au long cours contre les organisations musulmanes, comme le CCIF ou Baraka City, pro-Palestine, comme le collectif Palestine vaincra et Urgence Palestine, écologistes, comme les Soulèvements de la Terre, ou encore antifascistes, à l'image du GALE. Une offensive autoritaire brutale, que quelques unes de ces organisations ont réussi à battre en brèche l'offensive, en imposant un rapport de forces important.

Alors que Jordan Bardella, Laurent Nuñez, Bruno Retailleau, Alice Cordier ou encore l'UNI se sont félicités de cette décision sur X, cette nouvelle décision souligne l'enjeu de faire front en soutien à la Jeune Garde et l'ensemble des organisations attaquées. Les organisations politiques et syndicales de la gauche, du mouvement ouvrier et du mouvement social doivent dénoncer haut et fort cette nouvelle attaque, et organiser une réponse en défense des droits démocratiques. Une lutte qui doit s'articuler avec la solidarité avec les militants antifascistes actuellement emprisonnés par l'État, et avec le combat contre toutes les lois sécuritaires et racistes, à commencer par la nouvelle loi séparatisme que prépare le gouvernement !

Crédits photo : Compte X de Raphaël Arnault

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