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À Stellantis Mulhouse, la direction veut supprimer des bus malgré la hausse des prix du carburant

Mon, 20 Apr 2026 15:39:39 CEST

Révolution Permanente

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Dans ce billet, Vincent Duse, retraité ouvrier de Stellantis Mulhouse revient sur les nouvelles attaques de la direction, qui envisage de supprimer des lignes de bus pour les salariés. Dans un contexte de hausse des prix et de dégradation des conditions de travail, il décrit une situation de plus en plus intenable pour les travailleurs.

À Stellantis Mulhouse, une usine où travaillent 4500 salariés, la direction envisage de supprimer les lignes de bus pour les salariés, mises en place depuis 1970, sur fond d'augmentation du prix du carburant.

Depuis l'offensive impérialiste, avec la guerre contre l'Iran, l'ensemble de la classe ouvrière subit de plein fouet la hausse des prix, qui met en cause les conditions de vie de toutes et tous au profit de groupes comme Total. La mesure prise par Stellantis Mulhouse participe pleinement de ces attaques.

Aggravation des conditions de travail et suppression des lignes de bus

Dans une logique d'économies, alors que les prix du carburant augmente, l'entreprise s'attaque aussi aux transports du personnel. Des lignes de bus ont déjà été supprimées ailleurs dans le groupe PSA. Sur notre site, des contrôles ont été effectués pour justifier la suppression de lignes jugées insuffisamment remplies (autour de 30 %).

Concrètement, les salariés sont confrontés à des temps de transport plus longs, voire à la suppression pure et simple de solutions pour venir travailler. Aujourd'hui, le transport est gratuit, mais l'objectif de la direction est de le supprimer totalement.

Dans le même temps, les salariés de la fonderie et de la forge font des heures supplémentaires pour compenser l'augmentation du coût de la vie, notamment du carburant. Pourtant, avec la hausse des prix de l'essence, il est évident que davantage de salariés auront besoin de ces transports. La direction veut pourtant imposer leur réduction, voire leur disparition, au mépris des travailleurs et des impératifs écologiques.

C'est un enjeu central pour les travailleurs, et c'est pourquoi il y a une campagne de la CGT en cours pour le maintien des bus pour les salariés.

Cette annonce survient alors que la situation est très difficile à l'usine, avec des suppressions de postes et une production en baisse, tandis que plus de 400 intérimaires sont jetés à la rue. Les conditions de travail se dégradent pour l'ensemble des salariés, qui doivent tenir des postes de plus en plus intenses à cause de la baisse des effectifs et de la réorganisation de la production. Dans le même temps, la direction vient d'annoncer la fermeture de l'usine de Poissy et menace d'autres sites du groupe tandis qu'ils continuent d'engranger d'énormes bénéfices.

Une offensive globale contre les travailleurs

Le gouvernement et le patronat attaquent les classes populaires avec une offensive qui met à mal notre existence dans tous les secteurs du monde du travail et ils refusent de lâcher ne serait-ce que des miettes. Dans le même temps, le patronat continue de percevoir des centaines de milliards d'aides publiques – plus de 270 milliards de cadeaux fiscaux et d'exonérations de cotisations de la part du gouvernement. Pendant ce temps, ceux qui travaillent crèvent au travail et, aujourd'hui, ils ne peuvent même plus se rendre sur le lieu où ils sont exploités.

Ces attaques contre les conditions de vie des salariés ne relèvent pas seulement d'une violence patronale isolée : elles s'inscrivent dans une offensive plus large, liée à la guerre impérialiste. Face à cela, il est nécessaire de lutter à la fois pour le maintien des bus, pour les salaires et leur indexation sur les prix, mais aussi de porter une politique anti-impérialiste, contre la guerre, en solidarité avec nos frères et sœurs de classe du Moyen-Orient.

Crédits photo : Ottaviani Serge Usine Stellantis d'Hordain - atelier Montage.

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