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« Choqué » par des drapeaux palestiniens : le maire d'Avignon attaque le soutien à Gaza

Thu, 16 Apr 2026 21:14:29 CEST

Révolution Permanente

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Le nouveau maire divers droite d'Avignon s'est dit « choqué » par la présence de drapeaux palestiniens à la dernière édition du festival d'Avignon. Sous couvert de neutralité artistique, ses propos sont une énième intimidation des soutiens à la Palestine.

Le nouveau maire d'Avignon et président de la communauté d'agglomération du Grand Avignon, Olivier Galzi, soutenu durant sa campagne par l'UDI et Horizons, s'est exprimé dans La Grande Matinale sur France Inter ce mardi 14 avril. L'occasion pour lui de s'attaquer au célèbre Festival de théâtre d'Avignon, notamment l'édition de l'été dernier, à cause de la présence de « la question palestinienne » qu'il juge « trop poussée », se disant « choqué » : « Le festival n'est pas là pour sortir le drapeau palestinien. » Pour justifier ses propos, Olivier Galzi enrobe son discours d'une soi-disant neutralité de la culture. La culture « doit rassembler et non diviser », explique-t-il.

Cette déclaration prend forme alors que l'année dernière, plusieurs artistes ont pris position pour la Palestine, à travers des discours, des tribunes et des mobilisations et performances durant le festival. À peine arrivé à la tête de la ville, il cherche à intimider les soutiens à la Palestine, et à afficher son désaccord vis-à-vis d'expressions artistiques qui dénoncent le génocide en cours à Gaza.

Le directeur du festival, Tiago Rodriguez, s'est empressé de réagir, plus pour prendre le parti du maire que pour dénoncer ses propos : « Il m'a garanti son soutien à l'actuel projet du Festival d'Avignon, qui continuera à être une manifestation culturelle exemplaire dans la défense des libertés de création, de programmation et d'expression ».

Cachée derrière la recherche d'une « universalité » de la culture, ces propos visent à intimider et à faire taire toutes formes d'expression artistique qui dénonce le génocide en cours à Gaza. Elle s'inscrit dans un contexte où des membres du gouvernement tentent de censurer et criminaliser tout soutien à la Palestine sous couvert de lutte contre l'antisémitisme, dont la dernière expression est la loi Yadan.

Alors que les artistes sont attaqués pour leur engagement en faveur de la Palestine, à l'image des étudiants des Beaux-Arts de Paris convoqués en conseil de discipline, il faut dénoncer avec force cette répression et poursuivre la mobilisation, qui a déjà réussi à faire reculer temporairement le gouvernement à propos de la loi Yadan à l'Assemblée nationale.

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