Lyon 8. L'école Paul-Emile Victor mobilisée contre les fermetures de classes et l'austérité !
Tue, 14 Apr 2026 22:49:55 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalLe 31 mars les enseignant·e·s de l'école élémentaire Paul Émile Victor dans le 8e arrondissement de Lyon (quartier de Monplaisir) étaient en grève contre les suppressions de classes, après avoir manifesté devant l'école le 30 mars. Une lutte à soutenir alors que la colère contre l'austérité s'étend dans l'éducation.

Fin mars, les enseignant·e·s de l'école élémentaire Paul Émile Victor dans le 8e arrondissement de Lyon (quartier de Monplaisir) étaient mobilisés avec le soutien des parents d'élèves. Les institutrices et instituteurs étaient en grève le 31 mars et ont manifesté la veille pour s'opposer aux futures suppressions de postes et fermetures de classes, dont une dès la rentrée prochaine, et luttent contre le manque de moyens et l'austérité.
Les travailleur·euse·s de l'école Paul Émile Victor se sont mis·es en grève car ils risquent la fermeture d'une classe en élémentaire dès 2026, la fermeture d'une classe en maternelle en 2027 et la suppression d'au moins 2 postes. Parmi leurs revendications, les enseignant·e·s dénoncent la disparition progressive des petites écoles urbaines au profit de classes surchargées, ce qui touche particulièrement le département du Rhône. Alors que les classes du Rhône sont plus chargées que la moyenne nationale, c'est ce département qui a connu l'un des plus grands nombres de fermetures. Dans le même quartier de Monplaisir, l'école Lumière est également touchée par une suppression de classe de primaire.
Pour expliquer leurs revendications, les grévistes Paul Émile Victor ont accrochés des banderoles sur les grilles de l'école pendant les vacances scolaires, avec écrit « Classes moins pleines, école à taille humaine ! », « Non à la fermeture de classe à l'école Paul Émile Victor » et les parents d'élèves ont lancé un compte de soutien sur les réseaux sociaux Les parents d'élèves de l'école ont également rédigé une pétition en ligne qui a récolté près de 900 signatures.
Ce n'est pas la première fois que l'école est touchée par les suppressions de poste. L'an passé, une classe était aussi menacée de fermeture, que les personnels de l'école ont réussi à faire annuler, en organisant des grèves, manifestations devant le rectorat et des pétitions, et en réussissant à faire inscrire des élèves supplémentaires. Malgré cette victoire l'an passé, le rectorat repart à la charge en cherchant à nouveau à supprimer une classe.
La mobilisation de l'école Paul Emile Victor à Lyon contre l'austérité s'inscrit dans une vague de colère plus large dans le secteur. Le 19 mars dernier s'est tenu un mouvement de grève nationale très suivi à Lyon, avec près de 100 cantines scolaires, garderies du matin et d'accueil périscolaire du soir fermées, pour demander notamment plus de moyens pour accueillir les enfants en situation de handicap.
Le 31 mars, autour de 30% des enseignants du premier degré du public étaient en grève dans les écoles primaires, d'après le syndicat SNUIPP. Ils dénonçaient la suppression de 4.000 postes passée en force dans le budget Lecornu.. Avec un peu plus d'1/4 d'enseignant·es gréviste et 1/3 des écoles fermées, soit un niveau de mobilisation comparable à celui de la grève « Bloquons tout » du 10 septembre, cette grève était le signe d'une colère importante, de l'envie des travailleurs de l'éducation de se mobiliser contre l'austérité, et du besoin d'un plan de bataille à la hauteur.