Charente : 19 classes et 14 postes menacés, non à l'offensive austéritaire !
Mon, 13 Apr 2026 20:37:41 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'original14 postes et 19 classes sont menacées de fermeture par le rectorat, dont quatre sur Angoulême. Face à cette avancée austéritaire qui sacrifie l'éducation, des manifestations et pétitions se sont organisés en Charente. Il y a urgence à soutenir ce combat.

Suite au budget austéritaire du gouvernement, la préfecture de Charente n'échappe pas à l'offensive de la nouvelle carte scolaire. Elle doit s'y traduire par la suppression de 14 postes d'enseignants et la fermeture d'une vingtaine de classes ainsi que deux écoles. Une saignée austéritaire qui vise en premier les plus fragiles, à l'image du dispositif Ulis de l'école maternelle Auguste Renoir, le seul du département, comme l'ont déploré syndicats et professionnels de l'éducation lors d'une manifestation devant l'inspection académique.. D'autres mobilisations, ont eu lieu à Soyaux et Chasseneuil qui doivent servir de point d'appui pour élargir le mouvement.
Si Thierry Claverie, le directeur académique, se cache derrière l'argument démographique d'une baisse d'élèves – indicateur principal dans les choix de fermeture –, il s'agit pourtant bel et bien d'un choix politique puisque l'argument comptable de la baisse d'élèves est loin d'impliquer mécaniquement des suppressions de poste. En effet, des classes moins chargées pourraient permettre un meilleur accompagnement éducatif et un parcours scolaire plus inclusif, comme l'explique très justement Tanguy Dassonville, co-secrétaire de la CGT Educ'action33 : « La baisse du nombre d'élèves par classe c'est un critère prédominant dans l'amélioration des conditions d'apprentissage des élèves. Donc pour nous la baisse démographique c'est plutôt un argument pour ne pas supprimer de postes, en créer là où on en a besoin, et faire baisser le nombre d'élèves par classe. »
La prise de position austéritaire de l'académie a reçu le soutien de Xavier Bonnefont, le maire d'Angoulême (Horizon) fraichement ré-élu. Ce dernier a refusé, lors du dernier conseil municipal une motion d'opposition à la fermeture de classes portée par LFI, disant s'en remettre à l'académie. Un geste qui rappelle son alignement sur le plan austéritaire du gouvernement.
Ces classes menacées pourraient plus largement entraîner la fermeture (ou fusion) de certains établissements, comme le témoigne la mère d'un élève scolarisé dans la seule maternelle publique du Vieil-Angoulême : « Si on nous ferme une classe aujourd'hui, c'est l'école qui peut-être menacée à plus long terme. »
In fine, cette cure austéritaire dans l'éducation nationale est la conséquence du budget 2026, ultra militariste et pro-patronal, où le gouvernement augmente par milliards les crédits des armées, de la défense et de l'intérieur pour sacrifier le reste des services publics. Se battre contre la fermeture des classes et la destruction des services publics implique donc d'élargir les revendications contre l'ensemble du budget 2026 ainsi que la course à la militarisation. Dans ce combat, travailleurs de l'éducation et étudiants doivent marcher ensemble.