Reconstruire une gauche ouvrière et révolutionnaire à Saint Denis ! Assemblée ouverte de RP ce dimanche
Wed, 08 Apr 2026 14:30:07 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalPour s'organiser face à l'offensive raciste, l'inflation et aux guerres impérialistes au Moyen Orient, il y a une urgence de reconstruire une gauche ouvrière, révolutionnaire et anti-impérialiste à Saint-Denis. Discussion avec Elsa Marcel et Dorian Gonthier, conseillers municipaux à Saint-Denis - Pierrefitte, et Anasse Kazib, cheminot et porte-parole de Révolution Permanente, ce dimanche 12 avril à 15h à la salle de la Légion d'honneur.

La défaite de Hanotin et du Parti Socialiste à Saint Denis, c'est la défaite de six années de politique anti-sociale et sécuritaire qui ont ciblé la jeunesse de nos quartiers, en fermant les antennes jeunesse, en transformant la ville en terrain de jeu pour des policiers armés, et en faisant exploser la crise du logement et des services publics. C'est aussi la défaite d'une politique anti-ouvrière et pro-patronale, qui a fait la chasse aux communaux et a tenté de transformer la ville en 21ème arrondissement de Paris au service des touristes, des riches, des promoteurs immobiliers qui se sont gavés pendant les JO.
C'est l'échec d'une véritable politique de guerre sociale, qui a contribué à politiser toute une génération, la même qui a fait exploser sa joie au sein de la mairie le 15 mars dernier. Ce n'est donc pas un hasard que les grands médias et l'extrême droite avec la complicité d'État ont lancé une telle déferlante raciste à la victoire de Bally Bagayoko. Depuis le second tour des municipales, les médias cherchent aujourd'hui à présenter les maires hués à l'image de Mathieu Hanotin en victimes, pour mieux criminaliser les quartiers populaires. Si l'extrême-droite ne supporte pas de voir des personnes issues de l'immigration devenir élus municipaux, les classes dominantes et les médias n'aiment pas non plus voir l'expression de rejet de leur politique sécuritaire et anti-sociale.
Le rassemblement massif du 4 avril est une première réponse face à cette offensive et a constitué incontestablement une démonstration de force des habitants de Saint-Denis face à l'extrême droite et au racisme. Une réussite qui pose cependant la question de comment construire une riposte ouvrière et populaire contre le racisme, au-delà de la solidarité élémentaire avec le maire de Saint-Denis. Pour Révolution Permanente, à l'heure où une nouvelle offensive islamophobe se prépare et où l'extrême-droite renforce, ce combat doit être mené sans illusion dans la macronie ou la gauche bourgeoise, mais aussi en toute indépendance de l'État.
Car maintenant que Hanotin est parti, notre combat ne fait que commencer. A travers notre liste aux élections municipales, nous avons défendu la nécessité de s'attaquer aux racines de la crise qui traverse notre ville. Nous avons porté la baisse des loyers, le désarmement total de la police municipale, la réouverture des espaces jeunesse ou l'embauche massive dans les services publics. Pendant la campagne, nous avons affirmé que dans le conseil municipal, nous mettrons nos mandats au service de tous les combats. Nous serons les yeux et les oreilles de la jeunesse, des travailleurs et des quartiers populaires et un levier pour chaque mobilisation, chaque grève, chaque lutte.
Mais comme on le voit avec le préfet qui retoque l'arrêté de Bally Bagayoko interdisant les expulsions sans solution de relogement, toute mesure allant dans les intérêts des habitants, aussi minimale qu'elle soit, sera attaquée par l'État. Alors, pour arracher nos revendications, et alors que l'inflation et la crise économique s'aggravent, il est urgent plus que jamais s'affronter directement au patronat, aux bailleurs sociaux et aux grandes entreprises, comme au gouvernement et créer un rapport de force par en bas et par nos luttes, avec les méthodes du mouvement ouvrier.
Aujourd'hui, une attaque d'une ampleur inédite s'abat sur le secteur de l'éducation. A Saint Denis et Pierrefitte, ce sont 30 fermetures de classes, notamment dans le premier degré. Après la première journée de grève du 31 mars, il faudra s'organiser pour poursuivre la mobilisation en exigeant de véritable moyen pour l'éducation, mais aussi contre l'embrigadement de la jeunesse à qui on ne promet qu'un avenir de guerre ou de misère.
Enfin, la crise de l'ordre international marquée par le génocide à Gaza et la guerre impérialiste menée en Iran et au Liban par les États-Unis et Israël montre qu'il faut plus que jamais construire un mouvement de résistance anti-impérialiste conséquente et déterminée, notamment depuis une ville comme Saint-Denis.
Pour débattre de tout cela, nous vous invitons ce dimanche 12 avril à 15h, à la salle de la Légion d'honneur, à venir discuter avec Elsa Marcel, Dorian Gonthier, conseillers municipaux ainsi qu'Anasse Kazib, cheminot et porte-parole de Révolution permanente, de comment reconstruire une gauche ouvrière, internationaliste et révolutionnaire qui se hisse à la hauteur des tâches brûlantes de la situation face à la crise du capitalisme, à la progression de l'extrême-droite, à la militarisation, et de la nécessité de préparer les affrontements à venir.