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Ibrahim Burnat relaxé : une victoire contre la répression des soutiens à la Palestine

Wed, 08 Apr 2026 20:09:49 CEST

Révolution Permanente

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La Cour d'appel de Paris a prononcé la relaxe du militant palestinien Ibrahim Burnat, condamné en première instance pour apologie du terrorisme. Une victoire importante qui inflige un revers à la criminalisation du soutien à la Palestine et met en lumière l'usage répressif de cette infraction contre le mouvement propalestinien.

Ce mercredi 8 avril, le militant palestinien Ibrahim Burnat a été relaxé par la Cour d'appel de Paris. Il avait été condamné en première instance à 18 mois de prison et à une IRTF (Interdiction de retour sur le territoire français) pour « apologie du terrorisme » le 28 mars 2025 par le tribunal d'Evry. Une décision scandaleuse pour un militant qui a passé 20 ans de sa vie en Cisjordanie, et qui a subi dans sa chair la situation d'apartheid et la répression de la colonisation israélienne : son neveu de 15 ans a été tué, son frère est devenu paraplégique après un tir de l'armée israélienne, son père a passé sa vie en prison et il porte lui-même 8 impacts de balles sur le corps. Sa condamnation pour apologie du terrorisme n'était qu'une nouvelle violence visant à faire taire les voix des soutiens à la cause palestinienne.

Comme le notent ses avocates Elsa Marcel et Prisca Ancion, toutes deux membres du collectif d'Action Judiciaire : « C'est une grande victoire parce que l'avocat général et le tribunal a décidé de suivre nos arguments, et l'a relaxé sur le fondement qu'il était poursuivi sur des propos bien trop larges, et qu'en réalité, c'est son profil plutôt que ce qu'il avait dit, qui a abouti à cette poursuite ».

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Ce succès au tribunal met une nouvelle fois en lumière l'utilisation de l'infraction d'« apologie du terrorisme » pour faire taire l'opposition au génocide en Palestine, en permettant de poursuivre de nombreux propos sur des fondements relativement floues. Cela a été récemment le cas pour la présidente d'Europalestine Olivia Zemor, condamnée à 2 ans de prison avec sursis, ou encore de Rima Hassan et de Nicolas Shahshahani, tous deux placés en garde à vue avec des accusations d'apologie du terrorisme.

Cette relaxe est d'autant plus importante qu'elle intervient alors même que la loi Yadan est discutée au Parlement. Ce texte, qui assimile la critique d'Israël à la haine des juifs instrumentalise la lutte contre l'antisémitisme pour criminaliser la mobilisation pro-Palestine, va prochainement être discuté à l'Assemblée et qu'une pétition a été signée par 500 000 personnes opposées au projet de loi. Cette mobilisation montre la force du sentiment propalestinien en France, et pointe la possibilité de se mobiliser massivement contre les projets répressifs du gouvernement déjà, mais surtout contre la poursuite de l'entreprise coloniale d'Israël en Palestine.

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