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Plus de 500 000 signatures contre la loi Yadan : soutenir la Palestine n'est pas un crime !

Tue, 07 Apr 2026 21:37:57 CEST

Révolution Permanente

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Ce mardi, la pétition contre la loi Yadan, qui criminalise toute critique de l'État d'Israël, a dépassé les 500 000 signatures sur le site de l'Assemblée nationale. Un succès qui pose la nécessité de construire une mobilisation large contre cette loi qui vise à criminaliser le soutien à la Palestine.

Le projet de loi, déposé en janvier par la députée Caroline Yadan (Renaissance), instrumentalise la lutte contre l'antisémitisme pour criminaliser le soutien à la Palestine ou encore empêcher de parler de génocide au sujet de la guerre d'Israël à Gaza. La pétition dénonce un amalgame scandaleux entre antisémitisme et antisionisme, pointant « un réel danger pour la liberté d'expression, en muselant tout soutien à la cause palestinienne », ainsi qu'une logique qui soutient la colonisation de la Palestine, et qui dessert « dessert la lutte contre l'antisémitisme en assimilant les Juives et les Juifs à la politique de Benjamin Netanyahou alors que nombre d'entre elleux critiquent ouvertement (et à juste titre) cette politique mortifère. »

Le succès de cette pétition démontre que le soutien au peuple palestinien face au génocide reste très important, malgré la criminalisation acharnée par le gouvernement Macron qui se poursuit aujourd'hui. Récemment, c'est la députée Rima Hassan qui a été placée en garde-à-vue pour un tweet sur un militant pro-palestinien, ou encore la présidente d'Euro Palestine Olivia Zemor qui a été condamnée à deux ans de prison avec sursis la semaine dernière. Alors que l'« apologie du terrorisme » sert depuis plus de deux ans à faire taire tous les soutiens à la Palestine, la loi Yadan serait un nouvel outil répressif aux mains du gouvernement.

L'indignation que suscite ce projet de loi rend possible l'émergence d'une dynamique large contre la criminalisation du soutien au peuple palestinien et la complicité impérialiste de la France avec Israël, rassemblant les différents secteurs qui se sont mobilisés pour la Palestine ces dernières années. Le retrait de la loi ne sera par ailleurs possible qu'à cette condition : la pétition ouvre la voie à une discussion à l'Assemblée avant l'examen de la proposition de loi le 16 et 18 avril, mais pas à son retrait. LFI demandera l'inscription à l'ordre du jour de la pétition avant le début de l'examen, et le gouvernement devra le modifier. Or, face à un gouvernement radicalisé et déterminé à poursuivre son soutien à Israël qui mène une guerre impérialiste avec les États-Unis contre l'Iran, il y a urgence à construire un grand mouvement anti-impérialiste qui se mobilise en premier lieu contre la répression de ceux qui dénoncent cette barbarie.

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