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Solidarité avec la Palestine : une nouvelle flottille partira pour Gaza le 12 avril

Mon, 06 Apr 2026 22:55:02 CEST

Révolution Permanente

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Une nouvelle flottille s'apprête à partir pour briser le siège de Gaza, avec des objectifs plus ambitieux et une participation internationale en hausse. Plus de 2 000 militants et plus de 100 bateaux, provenant d'une centaine de pays différents, partiront de Barcelone le 12 avril, tandis qu'un convoi terrestre partira de Tunisie, malgré la répression croissante déjà en cours.

Six mois après la première Global Sumud Flotilla, la plus grande initiative civile de solidarité internationaliste jamais réalisée en soutien au peuple palestinien, une nouvelle mission s'apprête à partir de Barcelone le 12 avril. Au cours du trajet, la flotte sera rejointe par d'autres militants partant de Sicile, du port de Tunis et d'autres points stratégiques de la Méditerranée, pour un total de plus de 100 bateaux, dans le but de livrer de l'aide humanitaire et d'établir une présence civile de soutien permanent dans la bande de Gaza.

Cette fois-ci, la coalition entre la Global Sumud Flotilla et la Thousand Madleens to Gaza ne vise pas seulement à livrer des vivres, des médicaments et de l'aide humanitaire, essentiels à la survie de la population palestinienne. Aux côtés des médecins, infirmiers et professionnels de santé seront également présents à bord des éducateurs, des ingénieurs et des équipes de reconstruction, ainsi que des enquêteurs sur les crimes de guerre, des membres de la protection civile et des observateurs internationaux, dans le but de documenter le génocide et l'écocide en cours.

Ainsi, l'expédition de la flottille, accompagnée d'un convoi humanitaire qui tentera de forcer le blocus par voie terrestre au départ de la Tunisie, vise à démanteler la fausse rhétorique de la « reconstruction » et de la « paix » derrière laquelle se cache un plan colonial, conçu pour Gaza au début de l'année 2026, dans lequel Trump et ses alliés de l'extrême droite mondiale prétendaient décider de l'avenir de la Palestine à huis clos avec les puissances arabes complices. Loin d'être une mission uniquement humanitaire, cette nouvelle flottille vise ainsi à dénoncer politiquement le plan Trump et la continuation du génocide.

Au cours du dernier mois, profitant de l'attention générée par la guerre en Iran, Tsahal a en effet intensifié ses attaques, refermant la porte de Rafah pour empêcher l'arrivée de l'aide humanitaire. Dans le même temps, les bombardements n'ont jamais cessé depuis le cessez-le-feu et de nouvelles lois ont été adoptées par le gouvernement sioniste pour accélérer l'annexion et la colonisation en Cisjordanie occupée. Une situation qu'entend dénoncer la flottille, dont les militants sont déterminés à se faire entendre malgré la répression qu'ils subissent ces dernières semaines.

En particulier, en Tunisie, qui constitue un lieu central pour la coordination terrestre et maritime de la flottille, le gouvernement a choisi une fois de plus de sacrifier le peuple palestinien pour s'aligner sur des intérêts étrangers. Le 4 mars 2026, les forces de police locales ont empêché de nombreux manifestants d'entrer dans le port de Sidi Bou Saïd lors d'une mobilisation symbolique pour exprimer leur solidarité avec les activistes engagés dans les préparatifs du départ. Quelques jours plus tard, alors qu'une campagne de diabolisation et de diffamation était menée dans les médias pro-gouvernementaux, sept membres du comité de pilotage de la mission (Nabil Chennoufi, Mohamed Amine Bennour, Jawaher Chenna, Sana Msahli, Wael Naouar, Ghassen Henchiri et Ghassan Bouhdiri) ont été arrêtés sans aucune preuve, mais sous plusieurs chefs d'accusation graves : escroquerie, trahison caractérisée, fraude, faux et usage de faux, double comptabilité et utilisation de documents et de registres falsifiés à des fins d'évasion fiscale, allant jusqu'à l'accusation de blanchiment d'argent.

Comme le rapporte le comité de défense mis en place par les militants de la Sumud, cette escalade de la répression politique et judiciaire vise à isoler le peuple palestinien de ses leviers de soutien et à tarir la solidarité populaire qui a secoué, ces derniers mois, la planète. De même, en Argentine, le gouvernement d'extrême droite de Javier Milei a arrêté et interdit l'entrée de Thiago Ávila dans le pays le 31 mars, obligeant ce dernier à partir pour Barcelone. Des tentatives d'intimidation du gouvernement pro-Trump qui révèlent un objectif politique : décourager et désarmer ce qui s'annonce comme « la plus grande mobilisation maritime de solidarité de l'histoire récente ».

Le succès de la mission précédente, à l'automne dernier, avait permis de redynamiser le mouvement de solidarité internationale avec la Palestine. En Italie, le soutien à la flottille avait même ouvert la voie à une grève générale, initiée par les dockers de Gênes dans le cadre du mouvement « Blocchiamo Tutto ». Ces mobilisations ont exercé une forte pression sur les régimes occidentaux, conduisant un certain nombre de chefs d'État à condamner de façon hypocrite les crimes d'Israël, exprimant la force du mouvement de solidarité après des mois de complicité ouverte avec le génocide.

Pour cette nouvelle mission, il faudra une fois de plus être aux côtés des activistes de la flottille. C'est en ce sens qu'une délégation du Courant Révolution Permanente - Quatrième Internationale sera présente à bord, avec Iara Hibernón, militante du PTS argentin, médecin et membre fondatrice du Posta de Salud y Cuidado, une organisation qui regroupe les travailleurs du secteur de la santé en Argentine, et Leandro Lanfredi, délégué du Syndicat des travailleurs du secteur pétrolier de Rio de Janeiro (Sindipetro-RJ) et militant du MRT brésilien. Dans la continuité des mobilisations passées, la flottille doit être un point d'appui pour relancer le mouvement de solidarité avec la Palestine et construire un grand mouvement de masse anti-impérialiste, qui s'appuie sur les méthodes de la lutte de classes pour s'attaquer au génocide, à ses complices, et en finir avec la barbarie du nouvel ordre que les États-Unis et Israël tentent d'imposer à Gaza comme dans tout le reste du Moyen-Orient.

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