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Le Poing Levé entre au conseil d'administration de l'Université de Grenoble avec plus de 1000 voix !

Sun, 05 Apr 2026 12:23:08 CEST

Révolution Permanente

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Ce jeudi 2 avril, le Poing Levé franchit un cap en faisant son entrée dans les conseils centraux de l'Université Grenoble Alpes avec l'obtention d'un siège et 11% des voix. Une percée significative pour une liste anticapitaliste et révolutionnaire.

Du 31 mars au 2 avril, les étudiant·es de l'Université Grenoble Alpes (UGA) étaient appelé·es à élire leurs représentant·es aux conseils centraux. Après une première percée en février dernier — qui avait permis au Poing Levé de décrocher un siège au conseil d'administration du CROUS de l'académie de Grenoble — nous nous présentions pour la première fois à ces élections étudiantes.

Vous avez été 1 060 (11 % des suffrages exprimés) à porter votre voix sur la liste anticapitaliste et révolutionnaire du Poing Levé, et nous tenons à vous remercier chaleureusement pour ce score très satisfaisant pour une première élection, tandis que la section du Poing Levé Grenoble a été lancée il y a quelques mois seulement. Tout au long de la campagne, nous avons cherché à incarner une véritable alternative aux politiques de cogestion dans ces conseils, pour faire face à l'austérité. Nous avons assumé de faire de la politique dans ces élections, en dénonçant notamment la complicité de l'UGA avec des entreprises impliquées dans le génocide en Palestine, comme STMicroelectronics ou la Banque Populaire.

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Avec un taux de participation de 18 %, en léger recul par rapport à avril 2024 (19 %), vous avez été près de 10 000 à voter pour élire vos représentant·es au conseil d'administration. Outre le Poing Levé, quatre autres listes étaient en lice : une liste d'union syndicale réunissant la Coordination étudiante et Solidaires étudiant·e·s, l'UNEF — dirigée à Grenoble par des militant·es du NPA-Révolutionnaires —, la liste corporatiste « Bouge ton campus », soutenue par InterAsso et la FAGE, ainsi que la liste de l'organisation d'extrême droite UNI.

Arrivée en tête au conseil d'administration avec 39,6 % des suffrages, la liste d'union syndicale Coordination étudiante – Solidaires conserve deux sièges. Un recul relatif par rapport à 2024 qui s'explique par le choix de l'UNEF de se présenter en dehors de la liste d'union. La campagne de la Coordination étudiante s'est surtout appuyée sur une stratégie basée sur le dialogue avec les représentants des institutions. Bien qu'elle dénonce la destruction de l'Université, elle ne cherche pas à remettre profondément en cause son fonctionnement antidémocratique. En effet, derrière un discours qui veut être radical, la Coordination étudiante considère que c'est dans les institutions et par les élections que l'on pourra améliorer l'état des choses, et défend une politique de cogestion dans le cadre des institutions. Nous en avons eu une illustration claire lors du dernier conseil d'administration du CROUS de Grenoble, le 3 mars : la Coordination étudiante s'est abstenue de voter contre l'augmentation des prix sur certaines denrées alimentaires, comme les sandwichs en cafétéria, au prétexte que la majorité des autres produits n'était pas concernée, alors que l'élu du Poing Levé a été le seul vote contre. Une position qui accompagne, de fait, les politiques d'austérité au lieu de les combattre.

De son côté, la candidature indépendante de l'UNEF recueille 15,6 % des voix, soit 1 560 suffrages, ce qui lui permet d'obtenir un siège. L'organisation arrive nettement derrière la Coordination étudiante, avec laquelle elle s'était alliée aux précédents scrutins. Si à l'échelle nationale, l'UNEF reste un appareil historiquement lié au Parti socialiste qui a accompagné certaines des pires attaques contre l'université, à Grenoble c'est la tendance TACLE, animée par des camarades du NPA-Révolutionnaires, qui est représentée, et s'inscrit dans une tradition de lutte face à la présidence, et peut s'appuyer sur des succès dans la mobilisation des sans-facs. Pourtant, cette orientation se heurte à des choix politiques incohérents.

Il y a à peine un mois, l'UNEF-Grenoble participait à une liste commune avec la Coordination étudiante et Solidaires lors des élections au CROUS, dans le cadre d'un accord d'appareil et revendiquait auprès des étudiants l'enjeu d'une union des syndicats et de la gauche pour les élections. Cette fois-ci, l'UNEF faisait le choix de se présenter seule. Une incohérence qui révèle un manque de clarté stratégique, et les oscillations qu'impose l'appartenance à un syndicat bureaucratique comme l'est l'UNEF nationalement. De façon générale, le recul de l'UNEF-Grenoble dans ce scrutin doit interroger les militants du NPA-R sur la capacité à s'adresser massivement aux étudiants en investissant un appareil largement délégitimé par ses compromissions avec les directions d'universités dans de nombreuses facs. Dans le même temps, l'essor du Poing Levé montre qu'un projet ouvertement anticapitaliste et révolutionnaire, qui articule défense des intérêts matériels des étudiants et mobilisation politique plus large pour que le mouvement étudiant affronte les offensives réactionnaires, peut séduire largement.

La liste corporatiste « Bouge ton campus » poursuit sa chute. De quatre élu·es en 2019, elle tombe à un seul en 2026. Ses scores s'effondrent élection après élection : 38,9 % en novembre 2021, 26,7 % en avril 2024, et désormais à peine 23,3 %. Cette dégringolade marque le rejet par un nombre croissant d'étudiants de la FAGE et de ses hypocrites candidatures « apolitiques » portées par les directions de BDE. Derrière cette prétendue neutralité, ces organisations accompagnent en réalité les politiques d'austérité : elles votent les budgets des universités main dans la main avec les présidences, et participent à la criminalisation des mobilisations étudiantes. On en a encore eu un exemple le mois dernier, lorsque InterAsso a dénoncé la mobilisation des étudiant·es de l'Institut d'études politiques (IEP). Enfin, l'organisation d'extrême droite l'UNI parvient à se maintenir au conseil d'administration avec un élu, mais sans aucune dynamique : ses résultats stagnent autour de 10 %, sans progression par rapport aux scrutins précédents.

Malgré ses tentatives de dédiabolisation pour lisser son image, les scandales ont rapidement ratrapés l'UNI. Dès le premier jour de campagne, une vidéo montrant l'une de ses militantes tenir des propos suprémacistes blancs a circulé sur les réseaux sociaux, révélant le véritable visage de cette organisation. À cela s'ajoute l'intervention de la police qui a embarqué plusieurs militants sur le campus, à la demande de l'UNI, et avec la complicité de la direction d'université. Une escalade répressive inacceptable, que nous condamnons avec la plus grande fermeté.

Rejoins Le Poing Levé pour construire un collectif de jeunesse anticapitaliste et révolutionnaire à Grenoble !

Avec Le Poing Levé, nous savons que la défense des étudiants et d'un modèle d'université ouverte à toutes et tous, sans conditions de diplômes, de revenus ou de nationalité, ne pourra être arrachée que par le rapport de force et la mobilisation collective. Nous pensons également que le mouvement étudiant a un rôle à jouer pour s'affronter aux tendances réactionnaires de la période, marquée par le militarisme, la montée de l'extrême droite et la multiplication des agressions impérialistes en Palestine, au Liban, en Iran, contre Cuba ou le Venezuela. C'est pourquoi nous voulons mettre toutes nos forces au service de la reconstruction d'un mouvement étudiant comme acteur politique indépendant, organisé et anti-impérialiste. C'est dans cette perspective que nous interviendrons dans le CA de l'Université Grenoble Alpes, en jouant un rôle de lanceurs et lanceuses d'alerte, pour informer, politiser et organiser les étudiant·es face aux attaques à venir. Pour préparer la riposte à Grenoble, nous t'invitons à nous rejoindre et à t'organiser avec le Poing Levé, pour construire un collectif anticapitaliste et révolutionnaire.

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