Toulouse. Tu as voté Vanessa Pedinotti ? Voici 3 raisons de venir à l'assemblée de Révolution Permanente le 7 avril !
Sun, 05 Apr 2026 13:06:30 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalA Toulouse, la liste de Révolution Permanente portée par Vanessa Pedinotti a récolté plus de 1600 voix, le plus haut score de l'extrême-gauche. Afin de transformer ce soutien en construction d'une gauche révolutionnaire pour affronter la militarisation et l'austérité, viens à l'assemblée ouverte de RP ce mardi 7 avril !

Aux dernières élections municipales, plus de 1600 toulousaines et toulousains ont fait le choix de mettre un bulletin Vanessa Pedinotti, candidate de la liste portée par Révolution Permanente. Malgré la pression au « vote utile » pour en finir avec la politique sécuritaire et austéritaire du maire sortant Jean-Luc Moudenc, ce score élevé prouve qu'il existe un écho important pour les idées révolutionnaires à Toulouse.
Pour discuter de comment s'organiser après ces municipales, Révolution Permanente organise une assemblée ouverte ce mardi 7 avril à 19h, à la salle Le 9. Voici trois raisons d'y participer !
1. Pour construire une gauche réellement anticapitaliste
Si la victoire Moudenc a nourri de nombreuses spéculations, une chose est sûre : le patronat local a joué de tout son poids dans l'entre-deux tour pour soutenir le maire sortant, en agitant la panique de la « bordélisation » et de la fuite d'Airbus. Une démonstration édifiante que derrière Moudenc se cachent les intérêts de capitalistes qui façonnent la ville sur le dos de la population.
D'un côté, Airbus réalise des bénéfices record qui ne profitent qu'aux actionnaires, de l'autre, les services publics sont progressivement détruits par l'austérité : fermeture des urgences du CHU, manque de personnel dans l'éducation, baisse des subventions pour les associations culturelles et sportives, privatisation rampante du service de transport…
Sur le logement, même constat d'une ville à deux vitesses : alors que les patrons de l'immobilier profitent de la gentrification des quartiers populaires, des familles sont expulsées toujours plus loin du centre-ville dans des logements plus chers. Dans le même temps, des multi-propriétaires millionnaires comme les sœurs Monné spéculent sur les logements vides de Toulouse alors plus de 4 000 personnes dorment dehors.
A travers la candidature de Vanessa Pedinotti, nous avons défendu l'urgence de s'affronter à ces situations. Le 7 avril, nous poursuivrons le combat en discutant de la construction d'une gauche révolutionnaire qui refuse les alliances avec la gauche bourgeoise qui a multiplié les cadeaux au patronat ces dernières années.
Nous débattrons de la meilleure stratégie pour porter un programme de réelle rupture : investissement massif dans les services publics, arrêt des aides publiques au patronat, nationalisation sans indemnités ni rachat et la mise sous contrôle ouvrier de l'industrie aéronautique, encadrement et baisse des loyers et des charges et réquisition immédiate sans indemnités ni durée limitée des 46 000 logements vides.
2. Pour construire une gauche anti-impérialiste et antimilitariste
Moyen-Orient, Venezuela, Cuba… L'agressivité de l'impérialisme américain et de ses alliés, dont la France, s'intensifie et les peuples des pays dominés le payent au prix de leur vie. L'horreur de la guerre, désormais inscrite dans le quotidien, dévoile le vrai visage des « démocraties occidentales ». Ces dernières, pendant qu'elles participent aux massacres au-delà de leurs frontières, répriment brutalement toute solidarité internationaliste en interne.
Dans ce contexte de tensions internationales, les puissances impérialistes se sont lancées dans une course à la militarisation. Les budgets des armées explosent, la propagande guerrière s'intensifie et le service militaire est progressivement rétabli.
Alors que le gouvernement, main dans la main avec Moudenc, veut faire de Toulouse la « capitale de la guerre », le poids de l'impérialisme français se ressent particulièrement dans la ville rose. Différents symptômes en témoignent : dissolution du Collectif Palestine Vaincra, installation d'une base militaire aérospatiale, complicité du patronat de Thalès, d'Airbus ou de Cap Gemini avec le génocide en Palestine ou les rafles xénophobes de l'ICE, ou encore réorientation progressive de l'industrie aéronautique et spatiale au profit de la militarisation.
Face à cette situation, quand elle ne participe pas directement à la criminalisation du soutien à la Palestine, la gauche institutionnelle se contente d'appels creux au « respect du droit international » et ne s'oppose ni à la militarisation ni à l'impérialisme français.
A rebours de cette impasse, il y a urgence à discuter de la construction d'une gauche résolument anti-impérialiste et antimilitariste, qui s'oppose à toutes les agressions impérialistes, exige la fin du génocide en Palestine, proclame qu'il n'y aura « ni un euro, ni une vie » pour leurs guerres, et qui œuvre activement à la construction d'un puissant mouvement de solidarité internationaliste, en toute indépendance de classe. A Toulouse, contre les tendances à la militarisation, la tâche des révolutionnaires est de défendre ce programme en lien avec le secteur aéronautique et spatial, « poumon économique » et « âme de la ville ».
3. Pour combattre Moudenc et l'extrême-droite
Relai local de la surenchère sécuritaire et des politiques racistes du gouvernement, Moudenc a fait de la « sécurité » le sujet principal de sa campagne. Celui qui a triplé le budget de l'appareil répressif municipal en dix ans et veut installer « une caméra dans chaque rue » promet de poursuivre la répression contre les classes populaires et les étrangers. Les mineurs isolés, les personnes à la rue et les habitants des quartiers populaires seront de nouveau en première ligne de ces attaques qui déroulent le tapis rouge à l'extrême-droite.
Cette dernière, qui a multiplié les démonstrations de force au niveau national avec la complicité du gouvernement, a aussi montré les muscles à Toulouse : affiches et banderole racistes devant une école, la CAF et le CHU, descente violente dans des bars du centre-ville… Dans ce contexte, les obsessions réactionnaires de Moudenc ne manqueront pas de renforcer l'extrême-droite locale.
Malgré une rhétorique qui revendique « l'antifascisme », la gauche institutionnelle s'adapte au consensus sécuritaire et une partie d'entre elle partage la vision « utilitariste » de l'immigration. Dans ces conditions, elle ne représente pas un frein à la montée de l'extrême-droite.
Il nous faut donc construire une gauche révolutionnaire ancrée dans le camp des travailleur.euses, de la jeunesse et des quartiers populaires, qui porte le combat contre les violences policières et exige la vérité et la justice pour Bilal, défend la régularisation de tous.tes les sans-papiers et la fermeture des CRA, le désarmement de la police municipale et la dissolution des corps spéciaux des forces de répression.
Pour discuter de cette tâche, nous invitons à notre Assemblée ouverte toutes celles et ceux qui veulent construire une alternative à la militarisation et l'austérité, et s'affronter au gouvernement, à Moudenc et à la montée de l'extrême-droite.
Rendez-vous ce mardi 7 avril à 19h à la salle Le 9, au 9 Rue Louis-françois Lejeune, près du métro Compans-Caffarelli !