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4 avril à Saint-Denis : contre l'extrême-droite et le racisme, riposte ouvrière et populaire !

Fri, 03 Apr 2026 08:16:21 CEST

Révolution Permanente

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Suite aux attaques racistes et négrophobes le visant, le nouveau maire de Saint-Denis Pierrefitte, Bally Bagayoko, a appelé à un rassemblement ce samedi 4 avril devant l'hôtel de ville. Révolution Permanente appelle à y participer, pour défendre la nécessité d'une riposte ouvrière et populaire contre le racisme d'Etat, l'extrême droite et tous ceux qui lui pavent la voie.

Depuis son élection, Bally Bagayoko est la cible d'une surenchère raciste. Il a d'abord fait l'objet d'une campagne de fake news racistes provenant de l'extrême droite, puis d'une offensive visant sa proposition de retirer le LBD à la police municipale. Les 27 et 28 mars derniers, deux interventions de Jean Dorido, psychologue, puis de Michel Onfray, figure médiatique de l'extrême droite, sur CNews ont fait faire un nouveau saut à la campagne raciste contre Bally Bagayoko, les deux hommes mobilisant tout un imaginaire raciste et négrophobe, comparant le maire à un « mâle dominant » au comportement « tribal », et les dionysiens à une « tribu primitive ».

Ces attaques racistes décomplexées visent à faire payer à Bally Bagayoko sa victoire, contre un maire sortant socialiste, qui portait un projet bourgeois et sécuritaire pour la ville, suscitant un immense rejet de la part de la population. Dans ce cadre, le nouveau maire a appelé à un rassemblement devant l'hôtel de ville de Saint-Denis à 14h ce samedi 4 avril, contre « le racisme, les discriminations et la haine de l'autre » et pour « défendre la République et ses valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité ». Un appel rejoint par un ensemble d'organisations politiques (LFI, PCF, écologistes…), syndicales (CGT, SUD, FO…), et associatives (SOS racisme, MRAP…) se sont joints à l'appel pour dénoncer l'ensemble des propos et attaques racistes ces dernières semaines contre Bally Bagayoko et d'autres élus.

Un front large qui a également attiré le gouvernement et le PS. En début de semaine, de Laurent Nuñez s'est dit « très choqué » par les propos tenus sur CNews, les qualifiant de « dérapage […] inacceptable ». Mardi, devant les députés, le premier ministre Sébastien Lecornu lui-même a déclaré que la « banalisation du mal et du racisme doit être combattue avec la même force et sans relâche », suivi une nouvelle fois par Laurent Nuñez qui a indiqué que le gouvernement « étudiait » la possibilité d'engager des « poursuites pénales ». Ce 2 avril, c'était au tour de Yaël Braun-Pivet d'exprimer son soutien sur France info, tandis que le Parti socialiste s'est également joint à l'appel, Olivier Faure, dénoncant sur X « les dérapages racistes », et le maire de Saint-Ouen Karim Bouamrane annonçant sa présence.

Dans ce cadre, ce samedi, il faudra se mobiliser pour opposer un large front face aux attaques racistes l'extrême droite et au gouvernement qui lui pave la voie. La campagne de diabolisation et de stigmatisation raciste portée par l'extrême droite et les grands médias est une offensive raciste, qui vise l'ensemble des travailleurs et habitants de quartiers populaires racisés. Cependant, cette mobilisation devra être clair sur le fait que ni la macronie, ni la gauche bourgeoise ne peuvent être des alliés dans ce combat. De fait, non seulement les rumeurs qui frappent Bally Bagayoko ont initialement été lancés par l'ex-maire PS Mathieu Hanotin, mais ces dernières années le macronisme mène une politique xénophobe, raciste et islamophobe dure, qui s'inspire du programme de l'extrême-droite et lui pave la voie. Avant lui, c'est le Parti socialiste qui a joué un rôle actif dans la criminalisation et la répression des quartiers populaires et des musulmans.

En ce sens, avec Révolution Permanente, nous défendrons la nécessité d'une riposte ouvrière et populaire face au racisme et surtout au racisme d'État. Les attaques contre le maire doivent être dénoncées, mais elles s'inscrivent dans un système structuré et alimenté par l'État, et qui ne pourra être combattu qu'en indépendance ce dernier et des partis de gouvernement. Un combat qui passe notamment par la revendication de la régularisation de tous les sans-papiers, l'abrogation de toutes les lois racistes, qui ne pourront être arrachés que par les travailleurs, la jeunesse et les habitants des quartiers populaires qui, à Saint-Denis, sont en première ligne de ces offensives.

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