Soutien à la Palestine : deux étudiant·es en conseil de discipline pour des affiches, solidarité !
Fri, 03 Apr 2026 11:56:32 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalDeux étudiant·es des Beaux-Arts sont convoqué·es en conseil de discipline par la présidence, le 15 avril au matin. Nous relayons le communiqué du Syndicat des Beaux-Arts, du Poing Levé et du comité Palestine des Beaux-Arts qui dénoncent ce cas de répression, et appellent à défendre le droit à se mobiliser et à se battre contre toutes les atteintes à la liberté d'expression et de création.

Deux étudiant·es sont convoqué·es en conseil de discipline le 15 avril à 10h30 et 11h30 aux Beaux-Arts. La présidence les accuse d'avoir participé à « un collage d'affiches non autorisées ». Sur les affiches en cause, des jeux de mots avec le nom du président de l'école – Eric De Chassey, tels que : « Chassey le naturel, il revient au galop ».
Les affiches visaient à dénoncer l'effacement par l'administration d'un drapeau de la Palestine peint sur un escalier par des étudiant·es mobilisé·es conte le génocide, pointant la réactivité de l'école quand il s'agit d'attaquer le soutien au peuple Palestinien et son absence d'intervention lorsqu'il faut régler le problème de plomb dans l'eau de l'école : « Plus vite traité que l'eau non potable de l'école ».
Ces convocations sont une atteinte claire à la liberté d'expression et une tentative d'intimidation des étudiant·es mobilisé·es. En effet, une première convocation avait eu lieu le 11 février, peu de temps après une assemblée générale en solidarité avec le peuple palestinien et l'action de peinture de l'escalier. Ces conseils de discipline arrivent alors que la colère est grande dans l'école, face aux attaques austéritaires qui se multiplient, avec l'annonce du non-renouvellement de six enseignant·es.
Cette répression n'est pas propre au campus parisien. Les étudiant·es en école d'art font face à une censure artistique et politique de plus en plus importante, à l'image d'une œuvre d'étudiant·es de la HAER à Mulhouse, qui dénonçait les violences policières et qui s'est retrouvée sous les feux de l'extrême-droite et du gouvernement. Plus largement, depuis deux ans, on assiste à une répression de plus en plus féroce dans les universités, avec une chasse aux soutiens de la Palestine, des conseils de discipline et des sanctions, à l'image de celle menée à Sciences Po Paris.
Face à ces attaques, il faut faire front. Il faut défendre le droit à se mobiliser, à s'organiser et à se battre contre toutes les atteintes à la liberté d'expression et de création. Solidarité avec Raphaël et Clara : exigeons l'abandon des attaques disciplinaires et la relaxe !
Rendez-vous le 15 avril à 10h aux Beaux-Arts !