Université de Nanterre. Du 30 mars au 3 avril, vote Le Poing Levé contre l'austérité et l'extrême droite !
Tue, 31 Mar 2026 13:06:03 CEST
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalLe Poing Levé se présente aux élections des conseils centraux et d'UFR de Nanterre du 30 mars au 3 avril 2026, pour porter une voix anticapitaliste contre la précarité, l'extrême droite et le génocide à Gaza. Vote pour des élu·es de combat qui défendent un enseignement supérieur gratuit, ouvert aux étudiant·es étranger·ères et des classes populaires !

Du 30 mars au 3 avril 2026 se tiendront les élections étudiantes à l'université de Nanterre pour élire les représentant·es étudiant·es qui siègeront dans les conseils centraux et d'UFR de l'université. Le Poing Levé se présente pour la deuxième fois à l'université de Nanterre au Conseil d'administration (CA) et dans la Commission de la Formation et de la Vie Universitaire (CFVU), et pour la première fois aux conseils d'UFR des composantes PHILIA, SITEC, SSA et DSP.
Ces instances votent le budget, décident des recrutements, des modalités d'examen ou encore de la création des enseignements et diplômes, et déterminent les moyens alloués aux formations. À l'intérieur, étudiants et personnels n'ont en réalité que peu de poids. On ne compte ainsi que 6 élu·es étudiant·es sur 36 sièges au CA, instance décisionnaire centrale de l'université. Nous ne nourrissons donc aucune illusion sur la possibilité d'obtenir des victoires dans ces conseils sans mobilisation d'ampleur. Cependant, nous nous présentons dans ces conseils pour être la voix de nos luttes et les lanceurs d'alerte face aux offensives contre l'université. Par exemple, être les yeux et les oreilles des étudiant·es dans les conseils nous a déjà permis d'être au courant des attaques austéritaires à l'université ainsi que des partenariats avec des entreprises complices du génocide à Gaza.
Ces élections ont lieu alors que la situation est particulièrement alarmante à Nanterre. En effet, la fac est au bord de la faillite, avec 22 millions d'euros de déficit prévus cette année, et un risque de défaut de paiement dès avril. Derrière ces chiffres, les conséquences sont bien réelles : des filières menacées car jugées non rentables, plus de 3000 heures de cours supprimées à la rentrée, le gel des recrutements, de l'amiante dans les bâtiments, etc. Pourtant, un seul budget augmente : celui de la sécurité privée, qui réprime les mobilisations contre la sélection et le génocide en Palestine. Ces choix de la présidence de l'université s'inscrivent dans la droite lignée du projet que le gouvernement porte pour l'enseignement supérieur, à savoir celui d'une université élitiste, fermée aux étudiant·es étranger·ères et des classes populaires.
Tu veux savoir si ta formation va perdre des heures ? Découvre-le sur ce site.
Tu veux savoir si ta formation va perdre des heures ? Découvre-le sur ce site.
Tandis que le gouvernement s'attaque toujours plus frontalement aux étudiants au travers du budget Lecornu, qui retire 400 millions à l'enseignement supérieur, le patronat s'immisce de plus en plus dans nos universités. Dans le même temps, le gouvernement cherche à faire payer la crise aux plus précaires via le vote de lois racistes telles que « Bienvenue en France », permettant à l'université de faire payer jusqu'à plusieurs milliers d'euros les frais d'inscriptions des étudiant·es étranger·ères, ou la suppression des APL pour les étudiant·es extraeuropéen·es. Ce projet est aussi partagé par des organisations comme l'UNI, syndicat étudiant d'extrême droite, promouvant une fac d'élite sur fond raciste de préférence nationale.
Au contraire, il est plus que jamais nécessaire de défendre une université gratuite, où nos savoirs sont mis au service du plus grand nombre et non pas des entreprises privées ou des complices du génocide à Gaza. Durant ces deux dernières années, Le Poing Levé a été de tous les combats. Contre l'extrême droite, nous avons participé à chasser l'UNI ou la Cocarde de nos campus, et sommes intervenus au sein du comité antifasciste de la fac afin de s'organiser contre leur projet de société.
Parce que nous voulons que l'université soit ouverte à toutes et tous sans conditions de nationalité, nous exigeons l'abrogation de toutes les lois racistes ainsi que la régularisation de tous les sans-papiers. C'est dans cette logique que nous avons organisé une exposition de photos retraçant la lutte du Collectif des jeunes du parc de Belleville, par la photographe Anne Volery, et organisé une table ronde avec des juristes et des militants de collectifs sans-papiers au sujet de la lutte la xénophobie d'État-. Parce que nous luttons pour la libération de tous les peuples opprimés, nous nous mobilisons au sein du comité de soutien à la Palestine de l'université en exigeant la rupture des partenariats entre l'université et les entreprises complices du génocide ; nous avons ainsi initié une pétition exigeant la fin de ces partenariats, signée par plus de 1000 étudiant·es.
Pour des élu·es de combat qui défendent un enseignement supérieur gratuit, ouvert aux enfants de classes populaires et aux étudiant·es étranger·ères, vote et fais voter Le Poing Levé dans les conseils centraux et d'UFR à Nanterre du 30 mars au 3 avril !