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Iran : une usine de dessalement bombardée, l'impérialisme continue ses crimes

Tue, 31 Mar 2026 21:57:16 CEST

Révolution Permanente

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Une usine de dessalement sur l'île de Qeshm en Iran est à l'heure « complètement hors service » et ne peut pas être réparée à court terme. Une nouvelle fois, l'agression impérialiste s'est concentrée sur des infrastructures vitales pour la population.

Ce mardi 31 mars, la presse internationale a confirmé que l'usine de dessalement d'eau marine de l'île de Qeshm en Iran était pour le moment « complètement hors service », sans qu'il ne soit possible de la réparer « à court terme ». L'escalade impérialiste se poursuit contre l'Iran en visant directement des infrastructures civiles, dans la lignée des bombardements sur les raffineries de Téhéran il y a quelques semaines et dans une stratégie de terreur assumée. Alors que Washington et Tel-Aviv multiplient les menaces, ils souhaitent faire payer au peuple iranien leur incapacité à obtenir une victoire rapide.

Une attaque contre une infrastructure vitale

Le 7 mars, le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, faisait état d'une frappe contre une usine de dessalement sur l'île de Qeshm, dans le golfe Persique. Cette infrastructure civile alimente en eau potable une population d'au moins trente villages, selon les autorités iraniennes. Ce mardi, l'agence de presse iranienne Isna a annoncé la mise hors service de l'usine. Selon un responsable du ministère de la Santé cité par l'agence, l'installation est « complètement hors service » et ne peut pas être réparée à court terme.

Les usines de dessalement constituent une cible stratégique, mais aussi une cible particulièrement vulnérable. Leur fragilité tient au fait qu'elles n'ont pas besoin d'être directement touchées pour être paralysées. Ces installations dépendent de réseaux complexes, et l'endommagement d'un seul maillon peut suffire à perturber l'ensemble du système.

Qu'il s'agisse d'un nouveau bombardement ou du résultat différé d'une première salve, la finalité est la même : en s'attaquant aux infrastructures vitales de la population iranienne, l'agression impérialiste adopte une stratégie de la terreur. Une domination qui passe par des attaques dirigées contre la population et qui vise la dégradation de son environnement ou, comme Vincent Rissier, auteur de Contre l'écologie de guerre, la nomme, une « géo-ingénierie de la terreur ».

Les menaces répétées autour du détroit d'Ormuz

L'attaque d'une usine de dessalement constitue une étape supplémentaire dans l'escalade meurtrière, mais non la preuve d'une réussite tactique pour les États-Unis. La veille de l'annonce de l'agence de presse Isna, Donald Trump brandissait la menace d'« anéantir complètement » l'île de Kharg, un nœud stratégique des exportations pétrolières iraniennes, si aucun accord n'était trouvé « rapidement » avec Téhéran, notamment au sujet de la réouverture du détroit d'Ormuz, maintenu fermé depuis le 2 mars. Dans la cacophonie des annonces intempestives du président, l'ultimatum d'anéantissement a en réalité déjà été reporté trois fois.

Ces reculs et zigzags du Président témoignent des limites stratégiques et des contradictions auxquelles les États-Unis font face. Si l'attaque potentielle de l'île de Kharg est toujours sur la table, la superpuissance est aujourd'hui empêtrée dans une situation qui l'oblige à adopter une politique bourrée de contradictions et multiplie les attaques criminelles comme celles d'usines de dessalement.

L'impasse stratégique

La situation américaine est loin de la maîtrise affichée par Trump. Son intervention au Moyen-Orient s'enlise. Qeshm, Kharg, Ormuz : loin du blitz vénézuélien fantasmé, Trump oscille entre ultimatums repoussés et frappes barbares sur civils mais sans avancées réelles. La perspective d'une victoire a disparu : il ne reste plus qu'à trancher entre deux options également lourdes de conséquences – accepter un équilibre défavorable ou s'engager dans une escalade aux issues potentiellement catastrophiques.

À l'heure actuelle, la guerre impérialiste au Moyen-Orient s'intensifie d'heure en heure. Alors que les impérialistes préparent le pire, il y a urgence à construire un grand mouvement anti-impérialiste qui se prononce pour la défaite militaire des États-Unis et d'Israël en Iran, en toute indépendance politique du régime iranien, et qui se mobilise de toutes ses forces pour mettre fin à la catastrophe en cours.

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