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Repas à 1€ oui… mais pas sans moyens ! Soutien aux personnels du CROUS Toulouse en grève

Mon, 30 Mar 2026 14:39:01 CEST

Révolution Permanente

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Les travailleurs du CROUS de Toulouse répondront présents à l'appel de la CGT pour la grève contre le manque de conditions humaines et matérielles. Soyons nombreux pour les soutenir.

Ce jeudi 2 avril, la CGT CROUS sera en grève pour demander des moyens humains et matériels adaptés aux besoins du repas à un euro.

Effectivement, le repas à un euro est une mesure nécessaire et historique du mouvement étudiant. Néanmoins, dans un appel national, la CGT CROUS dénonce le manque de moyens consacrés par le gouvernement dans la mise en place du repas à un euro. Seuls 50 millions d'euros d'investissement ont été annoncés par le gouvernement, ce qui ne couvre en réalité que le prix des repas à 1 €, sans intégrer le moindre développement structurel.

Un agent du CROUS de Toulouse, dénonce cette mascarade : « En mai dernier, nous avons fait venir deux députés pour leur faire rendre compte de la situation actuelle dans les restaurants et cafétérias CROUS ; ils avaient estimé une rallonge de 1,4 milliards pour pouvoir mettre en place ce repas à un euro. Face à ça, les 50 millions promis par l'État sont totalement dérisoires. »

Et pour cause, le CROUS manque déjà de budget et la situation dans les restaurants universitaires n'est déjà pas viable aujourd'hui. Les travailleurs du CROUS de l'Arsenal ont dû, cet hiver, fermer faute d'un chauffage défectueux ; les frigos sont surchargés et le personnel manque déjà.

Défendre un repas à 1 € ne peut pas se faire à moyens constants. Sans plan structurel financé par les grandes fortunes, c'est une évidence : les conditions de travail vont se dégrader, les files d'attente s'allonger et les ruptures de stocks se multiplier.

En réalité, le repas à 1 € est utilisé par le gouvernement Macron comme un simple gage politique au Parti socialiste, pour s'assurer de son soutien en co écrivant le budget ultra-austéritaire et éviter qu'il ne vote la motion de censure.

Face à cette situation, la CGT CROUS demande : le recrutement immédiat pour faire face au repas à 1 € pour tous·tes, le relèvement du plafond d'emplois national des CROUS, la création de postes pérennes, la fin de la précarité, l'augmentation des salaires pour tous les personnels, un repas à 1 € financé à 100 % par l'État, ainsi que le respect et la reconnaissance du travail des personnels du CROUS.

Le mouvement étudiant ne peut pas rester à l'écart : les conditions de mise en place du repas à un euro se feront aussi sur notre dos. Comme le dénonce la CGT, le repas CROUS n'est pas financé à 100 % par l'État, mais repose en partie sur les moyens propres des CROUS. Concrètement, cela signifie une logique d'économies à tout prix : suppressions de postes, pression accrue sur le personnel, hausse des produits CROUS et des loyers. Le CNOUS a d'ailleurs déjà annoncé une hausse de 1,04 % des loyers dans l'ensemble des CROUS en France.

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Le même agent CROUS prévient : « Dans ces conditions, c'est toute la qualité du service qui en pâtira ; nous, on ne pourra pas accueillir les étudiants dans de bonnes conditions, mais c'est aussi la qualité des repas qui risque de baisser. »

D'autant que les attaques austéritaires qui visent aujourd'hui le personnel du CROUS annoncent celles que vont bientôt subir les étudiant·e·s. Pour financer les 36 milliards d'investissement en plus dans le budget militaire, le gouvernement s'attaque d'ores et déjà à nos universités.

« On est dans le même bateau », souligne l'agent, « nous, on voit chaque année augmenter le nombre d'étudiants précaires ».

Au Mirail, les étudiants sont en train d'organiser un large mouvement de résistance contre l'austérité à l'UT2J. Ils ont voté en assemblée générale leur soutien à la mobilisation des travailleurs du CROUS !

L'université Toulouse Capitole (UTC) est quant à elle à l'avant-garde des attaques austéritaires et du tournant militariste global. Alors que Hugues Kenfack le president de l'UTC, a annoncé récemment en CEVE qu'il fallait anticiper de futures fermetures de formations dans l'ensemble de UT1, l'armée finance en parallèle un centre d'excellence à deux millions d'euros.

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Enfin, l'UTC prépare le passage au Grand Établissement, un statut qui promet une explosion des frais d'inscription, une réduction des formations et une exclusion accrue des classes populaires de l'enseignement supérieur.

Cette offensive est déjà visible à quelques mètres de la fac de droit, à TSE. Déjà sous statut de grand établissement, les formations y sont réduites, tandis que le coût d'un master atteint 12 000 euros.

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Dans ce cadre, l'unité entre étudiant·e·s et travailleur·euses est une nécessité. Les attaques contre les conditions d'étude et de travail procèdent d'une même logique austéritaire imposée par le gouvernement et relayée par les directions d'établissement. Soutenir la grève des personnels du CROUS, c'est défendre nos propres conditions de vie et d'études. Rendez-vous sur le piquet de grève ce jeudi 2 avril à 10 heures devant l'Arsenal pour construire ensemble la riposte.

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