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Université Grenoble Alpes : 3 raisons de voter pour Le Poing Levé aux élections étudiantes

Sun, 29 Mar 2026 22:25:10 CEST

Révolution Permanente

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Du mardi 31 mars au jeudi 2 avril se tient à l'université Grenoble Alpes l'élection des représentant·es étudiant·es aux conseils centraux. Pour des élus au service des luttes, contre le génocide en Palestine, la précarité et l'extrême droite : vote le Poing Levé !

Du mardi 31 mars au jeudi 2 avril, les étudiant·es de l'Université Grenoble Alpes sont appelé·es à élire leurs représentant·es dans les conseils centraux. Alors que vous avez été près de 1300 à voter pour la liste du Poing levé aux élections du Crous dans l'académie de Grenoble en février dernier, nous nous présentons à nouveau avec une ambition claire : porter une voix combative, au service des luttes, contre la précarité, contre l'extrême droite et en solidarité avec le peuple palestinien. Dans un contexte d'austérité brutale, le gouvernement organise le démantèlement de l'université publique : gel des APL, hausse des loyers en résidences CROUS, suppressions de postes, fermetures de filières comme en STAPS, à l'université de Grenoble et dans tout le pays. Leur objectif est clair : mettre les facs en faillite pour exclure les enfants des classes populaires de l'université. Face à cela, il faut des élu·es qui ne se contentent pas d'accompagner ces politiques, mais qui les combattent.

Pour ne pas perdre sa vie à la gagner, luttons contre la précarité

Aujourd'hui, plus d'un·e étudiant·e sur deux est contraint·e de travailler pour survivre. Selon une enquête nationale du Poing levé menée en 2024, près de 85 % des étudiant·es vivent sous le seuil de pauvreté, et 1 étudiant·e sur 10 a déjà connu une situation de sans-logement. Loin d'être une fatalité, cette précarité est le fruit d'une politique consciente du gouvernement qui vise à forger une réserve de main d'œuvre corvéable à merci. Cette précarité sert aussi à renforcer le tri social et la sélection pour pousser les classes populaires hors de l'université. Les difficultés à combiner travail et études, accentuées par le contrôle continu, la comptabilisation des absences et leurs pénalisations, complètent les mécanismes de Parcoursup et Mon Master en vue d'en finir avec l'université publique de masse.

Face à cela, avec le Poing levé, nous défendons l'abolition des mesures de sélection comme Parcoursup et Mon Master. Nous revendiquons un revenu étudiant au niveau du SMIC, financé par une taxation des grandes fortunes. Alors que plus de 20 % des cours à l'UGA sont assurés par des vacataires, nous exigeons qu'ils soient payés comme des titulaires et que les stages soient rémunérés comme des travailleurs. Enfin, pour garantir à toutes et tous des conditions de vie dignes, nous militons pour la réquisition des logements vides afin de loger étudiant·es, sans-papiers et personnes victimes de violences.

Pour l'arrêt des partenariats avec les entreprise complice du génocide en Palestine

Les universités ont montré qu'elles pouvaient être des foyers de résistance face à la complicité de l'État français et des entreprises dans l'oppression du peuple palestinien. Avec le Poing levé, nous appelons à mettre fin aux partenariats entre l'UGA et ces acteurs complices : qu'il s'agisse de la Banque populaire, filiale du groupe BCPE, qui possède plus de 6 milliards de dollars en actions dans des activités liées à la colonisation en Palestine, ou encore des collaborations entre l'UGA, Grenoble INP et STMicroelectronics, dont les technologies se retrouvent dans des équipements militaires. Nous exigeons également la rupture du partenariat avec l'université Ben Gourion du Néguev, en raison de ses liens avec l'armée israélienne.

Nous revendiquons le droit de soutenir la Palestine et l'ensemble des peuples opprimés par l'impérialisme, de l'Iran à Cuba, en passant par le Venezuela. Avec la circulaire Baptiste, le gouvernement veut criminaliser la lutte anti-impérialiste et nous empêcher de faire de la politique dans les universités. La fac de Grenoble a soutenu cette offensive répressive en censurant deux réunions contre la militarisation. A l'inverse, nous voulons faire des universités des lieux de lutte contre l'impérialisme. Dans cette logique, nous défendons l'accueil sans condition des étudiant·es étranger·es, notamment palestinien·nes. Là où nous sommes implanté·es, comme à Paris 8, où nous sommes majoritaires, nous avons déjà obtenu l'inscription de dizaines d'étudiant·es réfugié·es venant d'Ukraine, de Palestine ou du Liban.

Contre l'extrême droite, exigeons une université féministe, antiraciste et ouverte aux enfants d'ouvriers

À Grenoble, le syndicat d'extrême droite UNI se présente avec un programme élitiste et raciste. Il s'oppose aux intérêts des étudiant·es les plus précaires, refusant par exemple la généralisation des repas CROUS à 1 €. Il défend même la privatisation du logement et de la restauration, ainsi que le recours aux prêts étudiants, au prix d'un endettement dès l'entrée à l'université.

L'UNI a soutenu toutes les réformes visant à restreindre les droits des étudiant·es étranger·es, comme la loi « Bienvenue en France », qui a fait exploser les frais d'inscription pour les étudiant·es hors Union européenne. En reprenant les logiques de « préférence nationale » chère au RN, elle désigne les étudiant·es étranger·es comme responsables de la précarité. Ses liens avec l'extrême droite sont assumés, et plusieurs de ses membres ont été épinglés pour des propos racistes, saluts nazis, ou encore intimidations comme lors des élections Crous où l'un de leur militant à été filmé menaçant de mort des étudiant·es. Leur tête de liste, Samuel Sakpa, était par exemple sur la liste du Rassemblement nationale aux élections municipales à Grenoble. Partout, l'extrême droite tente de s'implanter sur les campus.

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Face à cela, nous refusons toute banalisation de l'extrême droite. Dans de nombreuses facs où nous sommes implanté avec le Poing levé, comme à Toulouse, Bordeaux ou Paris, nous avons organisé, en front commun avec les autres organisations étudiantes, des villages antifascistes pour dégager l'extrême droite de nos campus.

Du 31 mars au 2 avril : vote et fais voter pour Le Poing Levé !

Nous ne nous faisons pas d'illusion dans le fait d'appliquer ce programme en négociant avec une direction d'université opposée à nos intérêts. Nous dénonçons le caractère antidémocratique des conseils centraux. Avec seulement 6 élu·es sur 41 sièges pour près de 60 000 étudiant·es, nous y sommes largement sous-représenté·es. Voter pour les élus de la liste Le Poing levé c'est soutenir des élus aux service des luttes qui utilisent leur mandat comme des lanceurs d'alerte afin d'informer et d'organiser les étudiant·es contre les attaques à venir.

Pour mettre un coup d'arrêt à la montée de l'extrême-droite sur la fac et combattre l'austérité, des élu·es ne suffisent pas, il faudra une mobilisation étudiante massive. Alors que le système capitaliste nous entraine dans un monde de guerre et crises, nous pensons que le mouvement étudiant a un rôle à jouer pour s'affronter aux projets de la bourgeoisie et, aux côtés des travailleurs, lutter pour une autre société. En ce sens, nous nous présentons aux élections étudiantes à Grenoble pour faire entendre une voix anticapitaliste et révolutionnaire, au service des luttes, et t'invitons à nous rejoindre et participer à cette campagne à nos côtés.

Pour voter c'est très simple : du 31 mars au 2 avril le vote se fera par voie électronique. Pour cela, tu recevras par courriel un lien nominatif contenant un identifiant, un mot de passe, ainsi qu'une question de sécurité.

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