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Le Mans : les soutiens des cheminots réprimés par la SNCF se mobilisent

Fri, 27 Mar 2026 13:50:11 CET

Révolution Permanente

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Ce 18 mars, à l'appel de la CGT Cheminots de la Sarthe, plusieurs dizaines de personnes étaient rassemblées en soutien aux 25 grévistes entendus au tribunal pour dénoncer une atteinte au droit de grève commise par la direction de la SNCF.

Les 25 grévistes ont été entendus devant les Prud'hommes. Ils demandaient l'annulation des sanctions disciplinaires prises à leur encontre, ainsi que des dommages et intérêts pour atteinte à leur droit de grève. Ce procès fait suite à une mobilisation lancée le 15 octobre 2024 pour protester contre l'augmentation continue de leur amplitude horaire de travail imposée par la direction de la SNCF.

La direction, pour dissimuler la mobilisation et décourager les grévistes, a voulu leur imposer des changements d'horaires pour compenser leur débrayage, décision que les grévistes ont décidé de refuser. En réponse, la SNCF a jugé leur préavis comme non réglementaire et a sanctionné les grévistes par une mise à pied avec sursis et une retenue sur salaire sous couvert d'absence irrégulière, et ce contre l'avis de l'inspection du travail.

Face à cette tentative de répression syndicale, une première audience de conciliation a eu lieu le 10 septembre 2025 ainsi qu'un rassemblement à l'appel de la CGT pour soutenir les grévistes. La direction a néanmoins refusé de faire marche arrière et d'indemniser les grévistes, faisant ainsi le choix de continuer son attaque envers les droits des travailleurs comme elle a déjà pu le faire lorsque les cheminots de Paris Nord se sont mobilisés contre les suppressions de postes, en annulant les préavis et menaçant les grévistes de sanctions.

Alors que le groupe affiche 1.8 milliard d'euros de bénéfice pour 2025, la direction cherche donc à avancer dans la casse des conditions de travail pour engranger plus de profits et ouvrir le secteur à la concurrence au détriment de la qualité des services proposés aux usagers.

Face à la multiplication des cas de répression syndicale, il est nécessaire de construire un front de lutte coordonné par en bas pour faire face aux attaques du patronat.

Crédits photo : Révolution Permanente

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