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3 lycéens en garde-à-vue au Lycée Victor Hugo à Marseille : solidarité face à la répression !

Wed, 18 Mar 2026 10:03:33 CET

Révolution Permanente

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Trois lycéens ont été arrêtés par la police dans le cadre d'une mobilisation contre l'austérité, dont deux à leur domicile. Une répression énorme qu'il faut dénoncer, en exigeant l'abandon de toutes poursuites contre le mouvement !

Lundi, trois élèves du lycée Victor Hugo à Marseille ont été arrêtés dans le cadre d'une mobilisation contre les coupes budgétaires. Alors que les élèves commençaient à bloquer l'établissement, la direction a appelé la police, qui a directement arrêté un des élèves. Deux autres ont été arrêtés dans l'après-midi, dont deux interpellés directement chez eux. Mercredi, les élèves étaient toujours en garde-à-vue. Les garde-à-vue ont été prolongées, étant donné qu'ils sont retenus depuis plus de 30 heures. Une répression scandaleuse du mouvement lycéen.

Depuis deux semaines, de nombreux lycées se mobilisent à Marseille, protestant contre les coupes budgétaires qui vont baisser les dotations horaires globales dans de nombreux établissements. Une réponse au budget ultra-austéritaire de Lecornu, qui touche particulièrement les lycées des quartiers populaires comme Victor Hugo. L'établissement devrait perdre 80 heures, signifiant la fin de certaines options et des aides aux élèves, ainsi qu'une surcharge des classes. La semaine dernière, la majorité des professeurs et des travailleurs de la vie scolaire était en grève, tout comme le personnel d'autres lycées comme Montgrand et Diderot. De nombreux établissements ont été bloqués par les élèves à plusieurs reprises, pour dénoncer l'austérité mais aussi la marche vers la guerre, alors que Macron fait gonfler le budget militaire tout en détruisant celui des services publics.

Face à la mobilisation, la répression policière a été brutale : il y a une semaine déjà, un lycéen a été interpellé et placé en garde-à-vue lors d'un blocus au lycée Thiers. Vendredi dernier, deux élèves au lycée Artaud ont aussi été interpellés et mis en garde-à-vue. En une semaine de mobilisation contre l'austérité, la police a donc placé au moins 6 lycéens en garde-à-vue. Alors que plus d'un millier de jeunes ont défilé mardi 17 mars dans les rues de Marseille contre les coupes budgétaires dans leur lycée, cette répression vise à intimider l'ensemble du mouvement et de faire taire la colère des étudiants et des travailleurs.

La répression est particulièrement féroce dans les lycées des quartiers populaires, comme en témoignent les arrestations à domicile des lycéens de Victor Hugo. Aux lycée Diderot et Artaud, situés dans les quartiers nord de Marseille, les CRS sont intervenus à plusieurs reprises et l'usage des gaz lacrymogènes est systématique.

Face à cette répression, il y a urgence à exiger la libération immédiate des lycéens et l'abandon de toutes les poursuites à leur encontre. Ces dernières années les gouvernements successifs de Macron a enchainé les attaques contre les mouvements sociaux, relayées notamment par les directions des facs et lycées, dans la volonté de mater toute contestation. C'est pourquoi il faut s'organiser en indépendance des directions et du rectorat pour construire une réponse d'ensemble à l'austérité et la militarisation. Et cela passe par une coordination entre les élèves, les parents et le personnel afin de dénoncer et s'affronter à la répression, qui tente d'éteindre le mouvement et la colère.

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