Nangis : la maire expulse les syndicats de la Bourse du travail pendant les élections municipales
Mon, 16 Mar 2026 18:07:16 CET
Révolution Permanente
Ouvrir l'originalÀ Nangis (Seine-et-Marne), la maire LR expulse les syndicats de la Bourse du travail deux jours avant les élections municipales, un acte politique assumé. Les syndicats du secteur doivent dénoncer ensemble cette nouvelle attaque.

Quelques heures avant le premier tour des élections municipales de 2026, la maire de Nangis, Nolwenn Le Bouter, a lancé une nouvelle offensive anti-syndicale en vidant les locaux de tous les syndicats de la Bourse du Travail, de l'Union Locale CGT de Nangis à la CFDT et la CFTC, privant les travailleurs du secteur d'un espace d'organisation essentiel. La CGT TotalEnergies Grandpuits appelle l'ensemble des syndicats du secteur à dénoncer cette attaque directe contre les droits syndicaux orchestrée par la droite municipale de Nangis.
Un acte politique, pas administratif
Vider les locaux de la bourse du travail n'est pas une simple mesure administrative mais bien un acte politique assumé, à la veille des élections municipales. La mairie choisit de priver sciemment l'ensemble des syndicats défenseurs des salarié-es des entreprises du secteur de Nangis de cet espace démocratique que représente la Bourse du Travail, un lieu où les travailleurs et les travailleuses doivent pouvoir se réunir, se former mais aussi coordonner leurs luttes.
Pour les travailleurs de TPE et PME et les travailleurs et travailleuses isolé.e.s ayant un emploi sur les secteurs de Nangis, Donnemarie-Dontilly et Provins, l'union locale est un lieu extrêmement important où ils peuvent s'organiser et échanger des conseils. Il s'agit donc d'une attaque grave car la Bourse du travail n'est pas un local comme un autre. C'est un contre-pouvoir et un espace de solidarité construit historiquement par le mouvement ouvrier. S'en prendre à elle, c'est s'en prendre à la capacité même des travailleurs à s'organiser collectivement.
La droite municipale au service du patronat
Le timing ne doit rien au hasard. À l'heure même où les habitants de Nangis s'apprêtent à voter, Nolwenn Le Bouter choisit de cibler les syndicats plutôt que de défendre les intérêts des habitants qui travaillent. C'est la logique de classe dans toute sa brutalité : moins de contre-pouvoirs syndicaux, plus de marge de manœuvre pour les employeurs du secteur. La droite nangissoise envoie de fait un signal politique fort au patronat, notamment au patron de TotalEnergies, et se met à son service
Localement, la plateforme TotalEnergies de Grandpuits-Bailly-Carrois regroupe plusieurs centaines de travailleurs dont les conditions de travail et les droits ont été inlassablement attaqués par la direction avec des PSE déguisés à répétition. Or la CGT Grandpuits est l'un des piliers de l'Union Locale de Nangis. Le choix politique de la mairie est donc d'affaiblir l'ancrage territorial de cette Union locale et la capacité de l'ensemble des syndicats du secteur à peser dans les négociations et dans les luttes à venir.
La CGT Grandpuits n'a pas l'intention de lâcher face à cette attaque
Face à cette offensive, la CGT TotalEnergies Grandpuits a répondu avec clarté : pas d'intimidation, pas de recul ! Le syndicat appelle l'ensemble des travailleurs, des organisations syndicales, des associations et des habitants solidaires à se mobiliser contre cette tentative de musellement.
Cette résistance dépasse Nangis ! Partout en France, des élus de droite utilisent les leviers municipaux pour restreindre l'espace des organisations ouvrières. Chaque Bourse du travail menacée, chaque local syndical fermé, c'est un morceau du rapport de force collectif qui disparaît.
Solidarité avec l'ensemble des syndicats attaqués par cette mesure anti-démocratique et réactionnaire !
Révolution Permanente apporte son soutien plein et entier aux travailleurs et à l'ensemble des structures syndicales engagées dans cette bataille politique, dont la CGT de Nangis et de Grandpuits ! Aux travailleurs du secteur, aux syndicats de Seine-et-Marne et d'ailleurs : la solidarité s'impose face à cette droite décomplexée qui affiche au grand jour quelles sont ses priorités de classe !
Exigeons la restitution immédiate des locaux de la Bourse du travail à l'ensemble des syndicats du secteur !
