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14 mars : dans la rue contre l'impérialisme et l'extrême droite, et pour une riposte ouvrière !

Thu, 12 Mar 2026 21:09:40 CET

Révolution Permanente

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Ce samedi 14 mars, la Marche des solidarités, le Réseau d'Entraide Vérité et Justice et des collectifs de sans-papiers appellent à des manifestations partout en France contre le racisme, les violences d'État et l'extrême droite.

Dans l'appel, signé par plus de 360 d'organisations syndicales, politiques et associatives, la Marche des Solidarités, le Réseau d'Entraide Vérité et Justice, ainsi que plusieurs collectifs de sans-papiers et de mineurs isolés insistent sur l'enjeu de s'organiser dans nos quartiers, lieux de travail et d'études, pour lutter contre l'extrême droite, la montée du RN, Reconquête et les groupuscules néofascistes. Une initiative essentielle, qui permettra cette année de rendre hommage à la mémoire d'Aboubacar Cissé, de Djamel Bendjaballah, d'El Hacen Diarra, de Mamadou Garanké Diallo, et de l'ensemble des victimes du racisme d'État et de l'extrême-droite. Au total, ce sont 102 manifestations qui se tiendront dans tout le pays.

La journée de mobilisaiton prend place dans une situation internationale convulsive, marquée par une offensive impérialiste d'ampleur contre l'Iran, qui depuis le 28 février dernier a tué plus de 1 200 iraniens, dont plus d'une centaine d'enfants. Les images d'une école détruite par une frappe étatsunienne, ayant tué 168 écolières à Minab, illustre la violence de cette guerre menée par Trump, qui ne se cache plus derrière une prétendue lutte pour la démocratie, comme cela avait été le cas pour ses prédécesseurs dans le cadre des précédentes interventions impérialistes dans la région.

Les intérêts étatsuniens convergent, non sans contradictions, avec la stratégie du chaos du gouvernement israélien qui, à Gaza, bloque de nouveau l'arrivée de l'aide humanitaire, et au Liban, mène des frappes et une invasion terrestre ayant forcé le déplacement de 760 000 personnes et tué plus de 500 personnes. « Très bientôt, la banlieue sud de Beyrouth ressemblera à Khan Younès », a affirmé le ministre des finances israélien Bezalel Smotrich dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Près de trois ans après le début du génocide à Gaza, cette offensive contre les populations iraniennes et libanaises en est la continuité.

Dans son allocution du 3 mars dernier, Macron a affirmé son soutien à cette intervention militaire, en reprenant le narratif des États-Unis et d'Israël quant à la « responsabilité première » de l'Iran dans cette situation. Une position fallacieuse et hypocrite, visant avant tout à protéger les intérêts impérialistes français de la région. Ces derniers jours, l'État français a considérablement renforcé sa présence militaire en Méditerranée, a fait savoir que ses infrastructures militaires sont à la disposition de l'armée étasunienne et appelle à lancer une coalition afin de « libérer » le détroit d'Ormuz : derrière une prétendue posture « défensive », l'impérialisme français se tient prêt à participer aux frappes meurtrières menées par Washington et Tel-Aviv.

Dans ce contexte, nous devons faire du 14 mars une démonstration d'opposition à la guerre impérialiste en cours, qui dénonce la complicité de l'Etat français et qui revendique la défaite des États-Unis et d'Israël, nous plaçant ainsi sans équivoque dans le camp de la nation opprimée.

La mobilisation anti-impérialiste est nécessaire, alors que sur la scène intérieure, le gouvernement instrumentalise la mort d'un militant néofasciste pour accentuer la répression contre les organisations politiques de notre camp social ; ce climat a favorisé l'attaque de locaux de La France Insoumise et de Solidaires. La criminalisation de l'antifascisme s'inscrit dans la droite lignée de la répression contre les militants dénonçant le génocide et le colonialisme israélien : des attaques qui visent à empêcher toute contestation et organisation politique contre l'extrême droite, le racisme et l'impérialisme.

Face au gouvernement, mais également aux forces politiques, de l'extrême droite à la gauche institutionnelle, qui se font les relais d'un discours réactionnaire, nous devons faire front pour continuer à pouvoir nous organiser, dans une période marquée par la montée des violences racistes, xénophobes et islamophobes. En 2025, les violences contre les personnes musulmanes ont augmenté de 75%, une situation nourrie par les politiques racistes et répressives du gouvernement contre les musulmans : ainsi, les nombreuses dégradations de mosquées, les poursuites judiciaires visant des militants du CCIE, ainsi que le meurtre d'Aboubacar Cissé en avril 2025 à la mosquée de La Grand-Combe, s'inscrivent dans le continuum du racisme d'État.

Ce lundi, le Parlement européen a voté de nouvelles réglementations d'expulsion toujours plus meurtrières et avec des méthodes similaires à celles de l'ICE. En France, l'État poursuit le durcissement des conditions d'obtention d'un titre de séjour, de la naturalisation, ou encore des aides sociales pour les personnes étrangères : il a ainsi supprimé les APL pour les étudiants étrangers. Une offensive xénophobe que l'on constate à échelle internationale, et contre laquelle l'ensemble des organisations politiques et syndicales doivent lutter, en s'inspirant du grand mouvement anti-ICE mené par les travailleurs de Minneapolis au mois de janvier, une réponse victorieuse face aux attaques xénophobes de Trump dans tout le pays.

Ce samedi 14 mars, nous marcherons également en mémoire de toutes les victimes du racisme d'Etat, de l'extrême droite, et des violences policières. Quelques semaines après la mort de El Hacen Diarra à la suite de son interpellation par la police, la justice française a définitivement prononcé un non-lieu en faveur des gendarmes qui ont tué Adama Traoré, et a requalifié le meurtre policier de Nahel en « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Des décisions rappelant le caractère systémique des violences policières, qui sont permises et légitimées par les institutions en place. Cette violence s'aggrave à mesure que le gouvernement avance dans son plan austéritaire, et renforce en parallèle son arsenal coercitif, au nom de la lutte contre le narcotrafic, pour mater une jeunesse des quartiers populaires solidaire avec Gaza, et révoltée face aux discriminations et à la précarité organisée.

Un combat à mener dans la rue, mais que nous défendons également dans la campagne municipale, avec neuf candidatures en France qui portent un programme qui s'attaque aux offensives sécuritaires, xénophobes et racistes du gouvernement. Face à des politiciens qui veulent ériger des barbelés aux frontières et autour de la pauvreté, nous revendiquons la régularisation de toutes les personnes sans-papiers, le droit de vote pour toutes et tous sans condition de nationalité, ainsi que le désarmement complet de la police municipale. Dans le même temps, à Saint-Avold, la campagne pour les élections municipales menée par Christian Porta, illustre qu'une riposte contre l'extrême-droite est possible, même dans un bastion du Rassemblement National.

Ce programme antiraciste ne pourra être arrachéque par la lutte, dans la continuité des mobilisations historiques des collectifs des sans-papiers, des travailleurs immigrés, et des familles de victimes de violences policières. C'est en portant un projet politique s'attaquant frontalement à ce système capitaliste pourrissant, à ses guerres génocidaires et autres politiques mortifères, sans aucune illusion sur les institutions en place, et en plaçant toutes nos forces dans l'auto-organisation, que nous devons lutter contre l'oppression et l'exploitation. C'est ça que nous porterons dans les manifestations de samedi.

Liste des mobilisations réalisée par la Marche des Solidarités :

Abbeville - 11H00 - 80100

Aix-en-Provence - 16H00 - La Rotonde

Alès - - 3 Boulevard Louis Blanc

Amiens - 14H00 - Place de la Maison de la Culture

Angoulême - 14H30 - 24 rue Pierre Semard

Annecy - 16h - Préfecture

Antibes - 14H00 - Place des Marthyrs de la Resistance

Aubenas - 11H00 - Agora-Place du Champ de Mars

Aubusson - 10H00 - Place du marché

Auch - 11H00 - Place de la Libération

Audierne - 10H00 - Place du marché (marche à roulettes) 29000

Aurillac - 11H30 - Place des droits de l'homme

Avignon - 14h - Jean Jaurès

Bayonne - 16H00 - Carreau des Halles

Bergerac - 10H30 - devant la sous-préfecture

Besançon - 15H00 - Place Battant

Blois - 14H00 - Place Jaurès

Bordeaux - 14H00 - Place de la Bourse

Bourg-en-Bresse - 11H15 - rue du 19 mars 1962

Bourges - 14h30 - Place Séraucourt

Brest - 14H30 - Place de la liberté

Brignoles - 10H00 - Berges du Caramy (Face au Auchan)

Brioude - 11H00 - Devant la mairie

Caen - 16H00 - Place Bouchard

Castres - 10H30 - Place Soult

Chalon-sur-Saône - 15H00 - devant la mairie

Chartres - 16h - monument Jean-Moulin sur l'esplanade de la Résistance

Châteaugiron - 11H00 - devant l'Eglise

Chinon - 11H00 - Statue de Rabelais

Dieppe - 17H00 - Place du Puits-Salé

Digne les bains - 14h - Place général de Gaulle

Draguignan - 10H30 - Devant la sous-préfecture

Dunkerque - 15H00 - Place Jean Bart

Epinal - 14H00 - Place Foch devant la préfecture

Évreux - 10H30 - Place Armand Mandle

Gap - 10H30 - Place de la République

Gignac - 10H30 - Place de la Victoire 34150

Guéret - 10H00 - Place de la mairie

Jonzac - 14H30 - Square Leclerc (jardin public)

LA CIOTAT - 11H00 - Marches de l'église du vieux port, quai ganteaume

La Réole - 11H00 - Place Albert Rigoulet

La Roche sur Yon - 14H30 - Place Napoléon

La Rochelle - 10H30 - place de la Préfecture

Le Havre - 15H00 - Rond-Point

Le Mans - 16h - Place de la République

Le Puy en Velay - 10H30 - Place Cadelade

Le Vigan - 11H00 - Près de la Mairie

Lille - 14H30 - Porte de Paris

Limoges - 14H00 - Préfecture

Lorient - 14H00 - Place Aristide Briand

Lyon - 14H30 - Place Bellecour

Manosque - 15H00 - Espace Soubeyran

Marseille - 14H00 - Porte d'Aix

Mende - 10H30 - Place du Foirail

Metz - 14H30 - Place Nelson Mandela

Montbéliard - 14H00 - Parvis de la gare

Montbrison - 18h - Place de la mairie

Montpellier - 14H30 - Place de la Comédie

Morlaix - 14H00 - Square de la Résistance

Moulins - 15H00 - Place d'Allier

Nancy - 14H00 - Place Maginot

Nantes - 14H00 - Miroir d'Eau

Nice - 14H00 - Gare Thiers

Nîmes - 14h00 - Maison carrée

Paris - 14H00 - Place de la Nation

Parthenay - 14H00 - Place du drapeau 79200

Périgueux - 11H00 - Arbre de la Liberté Place André Maurois

Poitiers - 14H00 - Place du marché Notre-Dame

Rennes - 14H30 - Esplanade Charles de Gaulle

Rouen - 14H30 - Saint-Sever

Saint-Brieuc - 11H00 - Place de la Grille

Saint-Céré - 17H00 - Place de la mairie

Saintes - 14H30 - Palais de Justice

Saint-Etienne - 10H30 - Centre Deux

Saint-Girons - 14H00 - Devant la mairie

Saint-Lô - 11H - Place du champ de mars

Saint-Quentin - 11H00 - Place de l'hôtel de ville

Salon de Provence - 16H00 - Place Morgan

Sarlat la Caneda - 16H30 - Place du 14 juillet

Sète - 12H00 - Place de la mairie

Strasbourg - 14H00 - Place Kléber

Tarbes - 14H30 - Place de la mairie

Toulon - 16H30 - Place Louis Blanc

Toulouse - 14H30 - Francois Verdier

Tours - 16H30 - Place Jean Jaurès

Tulle - 14H00 - Place Maschat

Valence - 14H30 - Place Latour Maubourg 26000

Valenciennes - 14H00 - Place du Commerce

Vannes - 14H00 - Porte de Vannes

Villefranche-de-Rouergue - 14h - Place Saint Jean

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